Comment le Covid bouleverse les habitudes des barbus

Comment le Covid bouleverse les habitudes des barbus

COUP DE CISEAUX - Les restrictions sanitaires et gestes barrières modifient certaines habitudes masculines. Depuis le premier confinement, les hommes fréquentent moins les barbiers. Un phénomène qui met les professionnels en difficulté financière.

Les barbes ont fait l'objet de vifs débats en début de pandémie. Le président de l'Association des médecins urgentistes de France Patrick Pelloux avait ainsi souligné que le "rasage était recommandé" en guise de geste barrière. L'adhésion du masque au plus près de la peau empêcherait en effet le virus de passer par les côtés. Ce conseil n'est cependant pas toujours suivi : "Je ne me souviens pas de la dernière fois que je l'ai coupée", plaisante un jeune homme au micro de TF1 dans le reportage ci-dessus. "Je sors très peu", ajoute un citadin ne voyant pas l'utilité de se couper la barbe. 

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Une chose est sûre, les hommes se bousculent moins dans les salons depuis mars dernier. Confinement, télétravail, masque, couvre-feu... les restrictions sanitaires réduisent les opportunités de sortir de chez soi et donc de s'occuper de son apparence physique. "Aujourd'hui, on estime que la fréquentation et le chiffre d'affaires ont baissé de 50%", déplore un professionnel. "On a eu beaucoup de monde au retour du confinement, comme beaucoup de coiffeurs-barbiers, mais c'était par vagues puis ça redescendait", complète l'un de ses concurrents. Insuffisant pour rattraper le retard accumulé. 

Friands de conseils pour se couper la barbe eux-mêmes

Les bouleversements des derniers mois ont changé durablement les habitudes des hommes. "Contraints d'espacer leurs passages en salons à cause des confinements, ils se taillent désormais la barbe seuls. Au lieu de venir toutes les trois semaines, ils laissent passer un mois et demi environ", observe Audrey Solay, cheffe barbière chez Big Moustache. 

Par ailleurs, "ils sont plus friands de conseils qu'avant", note-t-elle. Et cela tombe bien puisque la marque française propose désormais des vidéos gratuites sur son compte Instagram et des formations payantes pour apprendre à se tailler la barbe soi-même. Une formule qui n'a jamais aussi bien fonctionné qu'en pleine crise sanitaire. En fin de compte, les clients sont moins nombreux dans les salons mais s'approvisionnent davantage en produits cosmétiques sur Internet.

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Autre constat, la barbe est plus courte : "Deux centimètres au lieu de quatre (...) Sinon le pli du masque lui  donne une forme qui n'est pas gracieuse", constate la professionnelle. Beaucoup de barbus s'accordent à dire qu'il faut continuer à entretenir méticuleusement sa barbe malgré la crise sanitaire. "Prendre soin de soi, c'est important parce que même si personne dans la rue ne la voit pas à cause des masques, on aime bien être bien, non ? Surtout que la barbe, si on ne s'en occupe pas, ça peut vite devenir un gros bordel", prévient celui qui porte une barbe depuis dix-sept ans. 

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