VIDÉO - Concurrence déloyale, flambée des prix... le phénomène Airbnb montré du doigt

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TOURISME - Alors que la fréquentation des locations touristiques proposées par des particuliers a augmenté de 30 % l'an dernier en France au détriment, notamment, de l'hôtellerie traditionnelle, les griefs contre cette pratique et leur principal représentant, Airbnb, se multiplient. Et plusieurs villes tentent d'encadrer ce nouveau type d'hébergement.

Le business des locations touristiques, ces logements proposés par des particuliers sur des plates-formes internet comme Airbnb, est florissant.  En France, leur fréquentation a même augmenté de 30 % en 2016 selon un rapport de l'Insee, soit 25,5 millions de nuits facturées.  Ainsi, ce type d'hébergement "représenterait 11 % de la fréquentation totale d'hébergements en 2016", contre 9 % en 2015. Ces logements "deviennent une composante significative des hébergements touristiques marchands, à côté de ceux mis à disposition par des entreprises telles que les hôtels, campings ou résidences de tourisme", écrit l'Insee.


Un nouveau type de location qui fait tout de même de l'ombre à ces offres traditionnelle. Au point que 800 professionnels de l’hôtellerie et de l’immobilier ont porté plainte en janvier dernier à Paris contre plusieurs plateformes d'hébergement pour dénoncer leur "concurrence déloyale". Mais les locations touristiques ont d'autres effets, en réduisant notamment le parc locatif privé et en augmentant les prix, ce qui complique l'accès au logement. A Paris, certains quartiers touristiques voient ainsi des immeubles entiers loués à cet effet. Et des propriétaires se plaignent également des nuisances apportées par les voyageurs Airbnb.

Une solution : encadrer les locations touristiques

En France, la loi Alur autorise les propriétaires à louer leur résidence principale, mais seulement pour 120 jours par an maximum. Pour les résidences secondaires, les choses se compliquent. Pour les villes de plus de 20.000 habitants, les propriétaires doivent notamment faire une demande à la mairie. Pour Paris, une demande d’autorisation de transformer son logement en local commercial doit être effectuée. Au niveau du fisc, les particuliers doivent déclarer depuis cette année leurs revenus tirés de l'économie die "collaborative". Et au-delà de 23.000 euros par an de revenus provenant de la location d'un logement, ils doivent s'acquitter de cotisations sociales. 


Concernant la sous-location, une décision rendue le 21 février dernier semble avoir créé un précédent en faveur des locataires. Le tribunal d'instance de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) a débouté des propriétaires qui demandaient la résiliation du bail de leurs locataires et le remboursement des sommes que ceux-ci avaient perçues en sous-louant leur maison sur Airbnb. En Allemagne, la ville de Berlin a opté pour une solution plus radicale en interdisant la location de logements entiers via ces plateformes depuis le 1er mai 2016.  Même chose à Barcelone, où les particuliers souhaitant louer leur logement doivent également s'acquitter d'une taxe.

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