Des magasins prêts à brader pour déstocker

Des magasins prêts à brader pour déstocker

Des commerçants tentent de contourner les restrictions pour vendre coûte que coûte et ne pas mettre la clé sous la porte.

Ce magasin de chaussures en région parisienne est fermé administrativement, pourtant les clients essayent des modèles mais à l’extérieur de la boutique. La commerçante, Valérie Ankaoua, profite de vendre en click and collect ,mais l’essayage est interdit. Elle risque une fermeture administrative, la perte des aides de l’Etat et une amende de 135 euros. Qu’importe, pour elle, c’est une question de survie. “Cela fait trois saisons qu’on ne fait pas les chiffres qu’on doit faire par rapport aux stocks qu’on a. On ne sait pas comment on va s’en sortir pour pouvoir les payer et pouvoir les écouler”, précise-t-elle. 130 000 euros de marchandises qu’elle est incapable actuellement de régler à ses fournisseurs. La gérante estime ne pas avoir d’autres solutions, les clients du quartier la soutiennent. “Moi, je trouve ça très très bien parce qu’il faut que les commerçants puissent vendre leurs articles”

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À Chartres, ce fournisseur de boissons pour les professionnels de la restauration a trouvé une autre solution pour écouler ses stocks. Il les brade de -20 à - 50 %. La vente est exceptionnellement ouverte aux particuliers. “Oui, 205,66 pour ce que j’ai pris, ça vaut le coût. C’est vraiment une bonne affaire. Je vais peut-être même revenir avec des amis demain”, se réjouit un client. Il économise une centaine d’euros.

Toutes ces boissons ont été achetées avant la fermeture des restaurants cet automne. Depuis, impossible de les vendre. Marie Tribouillet-Guyard, directrice générale du “Le spécialiste du vin fin A.Tribouillet” à Gellainville (Eure-et-Loire), affirme : “Plutôt que de le jeter, nous le bradons de façon à ce qu’au moins, nous ne le jetions pas et que ça profite à un certains nombres de consommateurs”. En un an, le chiffre d’affaires a chuté de 95% et malgré les aides, l’entreprise ne s’en sort pas. Laurent Tribouillet, président de la société explique : “Tous les mois, il nous reste à charge, à peu près un million d’euros de charges non couverts par les aides de l’Etat. Cette vente va nous permettre, probablement, de tenir jusqu’à un petit mois supplémentaire”. Les gérants réfléchissent déjà à l'organisation de nouvelles journées de déstockage.

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