Impact économique du Covid : le retour de la prime Macron pour les salariés

Impact économique du Covid : le retour de la prime Macron pour les salariés

Ce lundi est marqué par le grand retour de la prime Macron. L’annonce a été faite par le Premier ministre. Elle pourrait être versée par les entreprises aux salariés dans la limite de 1 000 ou 2 000 euros, selon les cas.

Le confinement n’a rien changé pour eux. Ils n’ont jamais cessé de travailler. Dans leur métier d’agent d’entretien, le télétravail est impossible. Particulièrement exposés pendant la pandémie, leur rôle a été et reste essentiel. “Nous, on est sur le terrain comme les pompiers, les médecins, la police. On est pareil. On commence à quatre heures, cinq heures du matin”, précise Moustapha Bioui, agent d’entretien de l’entreprise ADC Propreté à Nantes (Loire-Atlantique). Clarisse Selemb, un autre agent d’entretien de la même entreprise, a ajouté : “Les autres ont arrêté de travailler, mais nous, on a continué juste de travailler parce que c’est nécessaire ce qu’on fait. On est obligé de désinfecter, nettoyer partout pour pouvoir aider les gens”.

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Pour les remercier, leur employeur leur a versé à chacun 400 euros de primes en 2020. Comme eux, 5 millions de salariés ont reçu en moyenne 458 euros. Le gouvernement a décidé de relancer ce dispositif. Tous les salariés pourront, à nouveau, recevoir jusqu’à 1 000 euros, exonérés de charges et d’impôts. L’employeur, lui, ne paiera pas de charges patronales. Nouveauté. Les travailleurs, dit, deuxième ligne pourront toucher plus. Jusqu’à 2 000 euros défiscalisés et exonérés de cotisation sociale. Sont concernés 17 métiers, comme les aides à domicile, les caissiers, les livreurs ou encore, les agents de sécurité.

Les employeurs sont-ils prêts à donner plus à leurs employés ? Rudolphe Pennec, directeur général de l’entreprise ADC Propreté précise : “Ce sera à la fin de l’année que je pourrais vous dire si l’activité a été très bonne. Donc, si on a cette possibilité, nous n’y manquerons pas”. Dans cette autre entreprise, spécialisée dans les services à la personne, Naïma Botté, la gérante a déjà versé 500 euros en 2020 à certains de ses salariés. Elle doute de pouvoir aller plus loin cette année. “Compte-tenu des tarifs que l’on pratique dans ce secteur d’activité, où trouver l’argent ? Comment le financer ? C’est utopique. Si c’est pour mettre en danger l’entreprise et faire perdre leur emploi à votre salarié, ça n’a pas de sens”, a-t-elle souligné. Par ailleurs, le gouvernement a maintenu jusqu’à la fin de l’année les aides à l’apprentissage et jusqu’au 31 mai, l’aide à l’embauche des jeunes.

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