Leur usine reste en France : le "gros soulagement" des salariés d'Ascoval

Leur usine reste en France : le "gros soulagement" des salariés d'Ascoval

REPORTAGE - Le nouveau propriétaire de l'usine Ascoval à Saint-Saulve, dans le Nord, a finalement abandonné son projet de délocaliser une partie de son activité en Allemagne. Sur place, c'est le soulagement.

Devant le site de l'usine d'Ascoval à Saint-Saulve, ce vendredi matin, l'ambiance était plus légère pour ces trois salariés de la scierie nordiste, située près de Valencienne. "C’est un gros soulagement, pour tout le monde", soupirr Rodrigue Chevalier, opérateur de fabrication à l’usine, dans le reportage de TF1 en tête de cet article.

"Les réflexions concernant un éventuel transfert limité et temporaire de volumes ne sont plus poursuivies", a indiqué l'entreprise dans un communiqué.

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La direction de Saarstahl, qui a racheté l'usine Ascoval il y a quatre mois, avait, selon les syndicats, annoncé mardi le projet de délocalisation de 40% de sa production en Allemagne. Cette décision devait permettre de faire face à la flambée des prix de l'électricité en France.

La facture avait été multipliée par trois en trois mois. Le groupe voulait donc produire à plus bas coût grâce à ses hauts fourneaux allemands, alimentés au charbon. Une décision incompréhensible pour Christophe Richez, cariste et syndicaliste. "C’est une hérésie de pouvoir se dire que produire en polluant, ça coûte moins cher que de produire de manière écologique", s'est-il insurgé.

Comme les travailleurs, les habitants de Saint-Saulve ont également exprimé leur joie de savoir que les 300 salariés ne subiront ni chômage partiel, ni de baisse d'activité durable. "Pour les salariés, pour l'emploi, pour leur travail, pour leur famille, c'est bien qu'ils ne partent pas", a attesté un habitant.

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Dans son communiqué, le groupe a souligné le "succès" de "nombreux pourparlers" avec "les clients, les fournisseurs, les membres du personnel", qui avaient au lieu en "collaboration avec les autorités françaises". Pour faire face à ces factures qui flambent, la scierie pourrait prochainement bénéficier d'aides publiques et voir également son contrat d'électricité renégocié au 1er janvier.

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