VIDÉO - Le C919, le moyen-courrier chinois qui veut faire de l’ombre à Airbus et Boeing

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PETIT NOUVEAU - Ce vendredi 5 mai, la société chinoise Comac a réalisé le premier vol d’essais de son avion moyen-courrier, le C919. Un appareil qui a pour ambition, à terme, de concurrencer les leaders du secteur que sont Airbus et Boeing. TF1 vous le présente.

C’est une étape essentielle pour l’aéronautique chinoise. Huit ans seulement après son lancement, la société Comac a donné un gros coup d’accélérateur à ses volontés d’hégémonie dans le secteur. Son avion moyen-courrier, le C919, le plus gros jamais construit en Chine, a fait son premier vol d’essais ce vendredi 5 mai. Une fierté et le symbole d’une ambition industrielle.

Faire de l’ombre à Boeing et Airbus

Et pour cause, l’ambition est claire pour Comac : concurrencer à terme les mastodontes du marché que sont l’Américain Boeing et l'Européen Airbus. Et plus directement leurs avions B737  et A 320. Mais pour le moment, les Chinois sont encore loin de rivaliser. Comac n’a ainsi enregistré que 570 commandes. A titre de comparaison, au moment de sa commercialisation, le Boeing 737 en comptait déjà plus de 3.000. Autre obstacle, le C919 doit encore obtenir les certifications européennes, sans quoi il ne pourrait voler dans le ciel européen.

Des atouts

A contrario, le C919 a un atout en sa faveur. Alors que les Boeing et Airbus sont vendus aux alentours des 100 millions d’euros, lui l’est à 46 millions pour le moment. Un tarif qui pourrait pousser des compagnies françaises à s’y intéresser, à l’image d’Air France.


Cependant, il "faudra du temps avant qu’une compagnie occidentale passe commande", explique à TF1 Fabrice Gliszczynski, journaliste aéronautique à  La Tribune. "Air France va regarder la période de campagne d’essais et regarder de très près comment se comporte l’avion en exploitation chez les compagnies chinoises", ajoute-il. L’avion a encore de lourds retards techniques, ce qui rend la menace limitée pour Airbus. Mais "elle pourrait l’être dans une vingtaine d’années", concède Fabrice Gliszczynski.

Pas avant trois ans

Pour l’instant, le moyen-courrier chinois s’équipe à l’étranger : générateur électrique, freins et système de communication américains, instruments de vol et pneus français, ainsi que des réacteurs binationaux.


Le C919 devrait accueillir ses premiers passagers dans trois ou quatre ans.

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