VIDÉO - Pas de "coup de pouce" : le Smic augmentera de 12 centimes au 1er janvier

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CALCULS - En l'absence de coup de pouce, le ministère du Travail a annoncé, ce vendredi, que le Smic horaire augmentera, selon les bases légales, de 1,24% au 1er janvier 2018. Une hausse qui représente, en salaire net pour une personne travaillant à temps plein, une augmentation de 20 euros par mois de janvier à septembre. Et qui passera à 35 euros à partir du 1er octobre.

1,24%, c'est le pourcentage de revalorisation du Smic qui a été annoncé ce vendredi. Sans coup de pouce donc et uniquement sur les bases légales. Dans les chiffres, le ministère du Travail s'est emmêlé les pinceaux, annoncant dans un premier temps un montant de 35 euros net par mois pour une personne travaillant à temps plein. Finalement, cette augmentation sera de 20 euros par mois de janvier à septembre puis de 35 euros à partir du 1er octobre. Ces chiffres de 20 et 35 euros sont la conséquence de l'entrée en vigueur de la baisse des cotisations salariales, qui s'effectuera en deux temps. Au total, la hausse sur l’année 2018 sera de 285 euros. 


La revalorisation mécanique du Smic est calculée en fonction de deux critères. D'abord, l'indice des prix à la consommation hors tabac pour les 20% de ménages aux revenus les plus faibles : +1% entre novembre 2016 et novembre 2017, selon les chiffres publiés jeudi par l'Insee. Deuxièmement, la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvriers et employés  : +0,24% entre septembre 2016 et septembre 2017, des chiffres encore provisoires.

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La plus forte hausse du Smic depuis juillet 2012

Si cela paraît dérisoire, il s'agit pourtant de la plus forte hausse du Smic depuis juillet 2012. Le salaire minimum avait alors bénéficié d'un coup de pouce, le dernier en date, et avait augmenté de 2%, au lieu de 1,4%.

   

Pour le 1er janvier 2018, le groupe d'experts chargé de conseiller le gouvernement avait préconisé début décembre de s'en tenir à la hausse légale. Il  avait aussi recommandé de revoir l'indexation automatique du Smic, soit en l'indexant seulement sur l'inflation, soit en supprimant toute hausse automatique. Le gouvernement avait exclu la deuxième option, mais il ne s'était pas interdit de modifier les paramètres d'indexation. 

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