VIDÉO - Les enseignes Leclerc déclarent la guerre aux pesticides sur les fruits et les légumes

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MANGER PLUS SAIN - Invité de LCI ce jeudi matin, Michel-Édouard Leclerc est revenu sur son combat contre les pesticides sur les fruits et les légumes vendus dans les supermarchés E.Leclerc. Il a expliqué vouloir que la transition se déroule dans le calme, sans entrer en conflit avec les producteurs.

Bientôt moins de pesticides dans les fruits et légumes Leclerc ? Le leader de la grande distribution s'est engagé à réduire les pesticides dans ses fruits et légumes. Invité de LCI ce jeudi matin, Michel-Édouard Leclerc, président du distributeur français, a confirmé vouloir prendre des engagements formels pour devenir l'un des mieux-disants du secteur en Europe. "C'est une conviction personnelle, a-t-il expliqué. On est tous touchés par des gens dans notre famille, qui sont atteint par des cancers que les scientifiques et médecins attribuent à un surcroît d'utilisation de pesticides ou de produits phyto". 

Un plan d'action déclenchée suite à la campagne Greenpeace

C'est aussi et surtout une réponse à la campagne menée par Greenpeace. En 2015, l'ONG lançait la "course zéro pesticide", demandant aux six principales enseignes de la grande distribution de réduire les pesticides dans leurs fruits et légumes. Sur cette question, Leclerc longtemps tardé à réagir... jusqu'à aujourd'hui. "Il y a des interpellations, de toutes les ONG. UFC-Que Choisir, la CLCV, Greenpeace..., a-t-il reconnu. Je n'aime pas la méthode, mais ce qui importe c'est le fond quoi."


"Nous sommes allés voir des scientifiques et leur diagnostic est très clair : la norme française est en retard (...) La préoccupation santé n'est pas une priorité, hélas. Ils nous disent que la recherche va beaucoup plus vite que les normes. L'addition des petites quantités, mêmes résiduels, finit par avoir un effet sur la santé parce que c'est stocké", a-t-il dit. 

Leclerc veut éviter le "conflit" avec les producteurs

Conscient de l'effort demandé aux agriculteurs, Michel-Édouard Leclerc a indiqué vouloir travailler main dans la main avec eux. "Je comprends que c'est une contrainte supplémentaire pour ceux qui produisent. Il faut faire les choses non conflictuellement (...) Si celui qui vend ne dit pas très clairement vers où il va, je le dis en terme de prix, je dois aussi le dire en terme de qualité, en terme d'exigences environnementales et sociétales. Il l'a affirmé : "Je ne veux pas en faire un front". 

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