"C’est 30.000 euros en moins sur le mois" : les commerçants inquiets pour leur avenir

"C’est 30.000 euros en moins sur le mois" : les commerçants inquiets pour leur avenir

ÉPIDÉMIE - À partir de demain minuit, les commerces non alimentaires dans seize départements, sauf les librairies, vont devoir à nouveau fermer. Un coup dur pour les commerçants qui craignent pour certains de devoir mettre la clé sous la porte.

Ils ne s’y attendaient pas. À compter de ce vendredi soir, minuit, les commerces non essentiels devront fermer leurs portes, pour un mois minimum, dans les 16 départements concernés par le reconfinement. "Pour ralentir l’épidémie, il faut réduire (…) les occasions de contacts dans les lieux clos", a expliqué Jean Castex, lors de son point presse ce jeudi soir. "La fermeture d’une partie des commerces doit y contribuer, indépendamment des risques spécifiques liés à leur fréquentation", a souligné le chef du gouvernement. 

Le dispositif est le même qu'au deuxième confinement de l'automne 2020, à une différence près  : librairies et disquaires pourront rester ouverts, étant désormais catégorisés comme "de première nécessité".

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La crainte d'une fermeture définitive

Pour Sophie Gauchois, propriétaire d’un salon de coiffure à Antony (Hauts-de-Seine), la décision du gouvernement est un coup dur. Sur le plan financier, d’abord. "C’est 30.000 euros en moins sur le mois. C’est énorme. Avec la pandémie, depuis un an, nous avons perdu 25% de chiffre d’affaires", soupire la gérante. Certains commerçants craignent que ce soit le confinement de trop. "Il faut continuer à payer les fournisseurs, les loyers… Ce que je redoute surtout, c’est de devoir fermer le magasin par la suite", explique Laurence Sam, propriétaire de la boutique de chaussures Vivaldi, à Paris.

Il faut revenir à de la simplicité, de façon à ce que les Français puissent faire leurs courses dans des conditions normales- Jacques Creyssel, directeur général de la Fédération du Commerce et de la Distribution

Par souci d’équité, comme lors du précédent confinement, les restrictions de vente s’appliqueront aux mêmes produits, qu’ils soient vendus dans un rayon de grande surface, un commerce spécialisé ou un petit commerce de centre-ville, a indiqué le Premier ministre. Dans les hypermarchés, certains rayons considérés comme essentiels resteront donc ouverts, tandis que ceux vendant des produits non essentiels ne seront plus accessibles.

Une décision qui passe mal aussi du côté de la grande distribution, qui demande au gouvernement de revenir sur cette décision. "Nous souhaitons vraiment que le gouvernement renonce à ces dispositions extrêmement complexes. Il faut revenir à de la simplicité, de façon à ce que les Français puissent faire leurs courses dans des conditions normales", plaide Jacques Creyssel, directeur général de la Fédération du Commerce et de la Distribution (FDC).

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Lors des précédents confinements, l'exécutif avait précisé la liste des produits considérés comme essentiels à la poursuite de l'activité économique, comprenant notamment la vente de produits alimentaires, les journaux et papeterie, les matériaux de construction ou encore la quincaillerie, ainsi que pour la vente de produits de toilette, d'hygiène, d'entretien et de produits de puériculture.

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