Vivarte : inquiétudes autour de la marque André, les syndicats reçus à Bercy

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HABILLEMENT- Les représentants syndicaux de Vivarte ont été reçus ce jeudi à Bercy face aux inquiétudes pesant sur le sort de la marque de chaussures André, alors que le groupe est engagé dans un vaste plan d’économies.

Vivarte (Minelli, Chevignon, Kookaï, La Halle…) tente de calmer le jeu après les informations de presse évoquant une cession prochaine de son enseigne de chaussures phare : André. Ce jeudi, alors que les syndicats du groupe ont été reçus dans l’après-midi par le cabinet du secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, une porte-parole du groupe a assuré qu’"aucun mandat de vente n’a été donné". 


Les inquiétudes autour de la marque de chaussures, qui emploie 750 personnes, ont grandi depuis que le groupe a annoncé en septembre dernier son intention de vendre 97 magasins de l’enseigne La Halle. Une rencontre entre le ministère, qui affirme suivre le dossier depuis plusieurs mois, et les représentants syndicaux devait à ce titre initialement se tenir en décembre. 

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Vivarte : "Aujourd'hui, on ne sait pas où l'on va"

Une situation financière de plus en plus difficile

Il faut dire que les signes de mauvaise santé s’accumulent sur le groupe  leader de l'habillement français, qui emploie 17.000 salariés, avec une quinzaine d’enseignes réparties partout sur le territoires et un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros. Confronté à une dette de 1,5 milliard d’euros et avec des bénéfices en chute libre - l’excédent  brut d’exploitation est ainsi passé de 500 millions d’euros en 2011 à 75 millions en 2015-2016, rappellent Les Echos - Vivarte a dû affronter des crises de gouvernance à répétition, l’arrivée de fonds de dette anglo-saxon majoritaires au conseil d’administration et un plan d’économies se traduisant par la mise en vente des enseignes Kookaï, Chevignon, Pataugas et la Compagnie vosgienne de la chaussure (CVC), ainsi que par la cession de 97 magasins La Halle. 


La situation délicate du groupe s’explique en partie par une forte concurrence des marques étrangères sur son segment d’activité, à commencer par le textile, avec les parts de marché prises par des enseignes comme H&M ou Primark. Les attentats ont également pesé sur les ventes au cours de l’année. Preuve des difficultés de Vivarte, les marques Kookaï, Chevignon, Pataugas n’ont jusqu'ici pas trouvé preneur. 

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Vivarte : les salariés de la Halle fortement touchés par la restructuration

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