Bac 2019 : une grève de surveillance va-t-elle perturber la première journée des épreuves écrites ?

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EXAMENS - Le Snes-FSU a lancé une consultation auprès de ses adhérents pour savoir s'ils seraient prêts pour un débrayage le jour du coup d'envoi des épreuves écrites du baccalauréat. Censée s’achever fin mai-début juin, date à laquelle le syndicat prendra sa décision, elle a déjà recueilli quelque 5500 réponses, dont "75% sont favorables à une grève de la surveillance".

Le précédent appel à la grève pour des épreuves de bac datait d'il y a 15 ans. Le Snes-FSU, principal syndicat des professeurs du secondaire, n'exclut pas un débrayage mené par des enseignants opposés aux réformes du bac et du lycée, à l'occasion du coup d'envoi des épreuves écrites du baccalauréat avec la philosophie, le 17 juin. Une consultation a été lancée auprès de ses adhérents pour savoir s'ils seraient prêts à se mettre en grève ce jour là. 

Lancée il y a un bon mois, elle a pour l'instant recueilli quelque 5.500 réponses, dont "75% sont favorables à une grève de la surveillance", a précisé Frédérique Rolet, secrétaire générale du syndicat, à l'AFP. Elle s'achèvera fin mai-début juin, date à laquelle le syndicat prendra sa décision.

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A l'origine de cette mobilisation ? Les réformes du bac et du lycée qui "posent de gros problèmes", a-t-elle expliqué, avant de préciser : "on a des suppressions de postes et rien ne se passe côté négociations salariales. On a un ministre (Jean-Michel Blanquer, NDLR) qui n'écoute pas". 

"Le bac lui-même est menacé"

Décider de perturber les épreuves du bac est difficile pour les enseignants, a-t-elle souligné. "Les professeurs travaillent toute l'année en vue de ce bac (...) Mais nous sommes très en colère, et puis rappelons-nous que le bac lui-même est menacé", avec la réforme de cet examen qui ramène à quatre les épreuves écrites de fin d'année de Terminale. Et de conclure, en référence au dernier appel à la grève en cette période symbolique : "Si on en arrive là, c'est que la situation est très grave. 

Les académies "les plus impliquées" seraient Montpellier, Toulouse et Créteil. Outre la philo, seraient également concernées l'épreuve écrite de français, qui se déroule le même jour, pour les élèves de Première, et les épreuves de la première journée du brevet du collège, le 27 juin.

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