Des profs menacent de boycotter les épreuves de contrôle continu du Bac, Blanquer relativise

Des profs menacent de boycotter les épreuves de contrôle continu du Bac, Blanquer relativise
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ÉDUCATION - A quelques jours de l'échéance, lundi prochain, les premières épreuves de contrôle continu du nouveau baccalauréat sont menacées par un appel au boycott de syndicats d'enseignants. Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, se veut néanmoins rassurant.

Grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes : c'est peu dire que le nouveau baccalauréat, dont les premières épreuves de contrôle continu sont prévues pour lundi, connaît un accouchement dans la douleur. Elles sont en effet menacées par un appel au boycott, lancé par plusieurs syndicats d'enseignants demandant leur report et dénonçant une réforme mal préparée.

Certains cherchent à avoir une action politique contre le gouvernement, ce n'est pas normal.- Jean-Michel Blanquer

"Il faut faire attention aussi à tout le brouhaha qu'on a en ce moment. Dans la grande majorité des établissements, les choses se présentent très bien", a cependant assuré Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, ce jeudi matin sur RTL. Pour lui, "c'est le fait d'une petite minorité, qui est très vocale, qu'on entend beaucoup". Puis d'ajouter : "Certains cherchent à avoir une action politique contre le gouvernement, ce n'est pas normal. J'ai toujours contesté le fait que certains puissent considérer l'école comme un terrain de jeu politique."

Pour mémoire, ces premières épreuves de contrôle continu, les "E3C" comme on dit dans le jargon, doivent s'étaler sur un mois et demi en fonction des lycées. Elles portent sur l'histoire-géographie, les langues vivantes ainsi sur que les mathématiques pour les élèves de la voie technologique. Grande innovation de ce nouveau bac, ces épreuves, réparties en trois sessions sur les années de Première et Terminale, comptent pour 30% de la note finale.

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"Sur notre secteur, les 50 profs d'histoire-géo se sont mis en réseau pour ne pas faire remonter les sujets des épreuves qu'on devait sélectionner et nous ne ferons pas passer ce contrôle continu. On entre dans le dur", indique à l'AFP Jimmy, professeur d'histoire-géographie au lycée Angela-Davis de Saint-Denis, en banlieue parisienne. 

Même un établissement comme le prestigieux lycée Louis-Le-Grand à Paris est concerné. "Nous sommes au minimum 13% en grève reconductible depuis jeudi dernier, contre la réforme des retraites et pour la suppression des épreuves de contrôle continu, ce qui est assez historique pour un établissement comme le nôtre", lance ainsi un professeur souhaitant conserver l'anonymat. Non loin de là, au non moins réputé lycée Henri-IV, "une vingtaine de profs" sont aussi en grève reconductible selon l'un d'eux. Qui explique : "Il y aura des perturbations parce que rien n'est au point du côté de l'administration."

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