Canicule : les quatre questions que pose le report du brevet

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Canicule : la France face à une vague de chaleur exceptionnelle

BREVET - La convocation pour le brevet est-elle toujours valable? Les résultats seront-ils décalés? Les vacances sont-elles en péril ? L'annonce du report des épreuves du brevet, initialement prévues à partir de jeudi, inquiète les collégiens et leur famille, et soulève plusieurs questions. LCI y répond.

Un calendrier bousculé par des chaleurs inédites. Le brevet des collèges, dont les épreuves devaient avoir lieu en fin de semaine, a été reporté par le ministère de l’Éducation au premier lundi et mardi du mois de juillet à cause de l’épisode caniculaire que connaît le pays. 

Cette décision est une première, selon la rue Grenelle, puisque les hautes chaleurs s’abattaient sur le pays essentiellement pendant les vacances d'été. "C'est la première fois que nous avons à affronter de telles chaleurs alors qu'il y a des examens", a ainsi justifié Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation Nationale. Une décision faite "en accord " avec le Premier ministre et la ministre de la Santé pour assurer la "sécurité des élèves". Une situation inédite qui soulève évidemment plusieurs questions pour les quelques 800.000 élèves de 3ème que compte le pays, et leur famille. 

Faut-il une nouvelle convocation ?

Sur la convocation de tous les élèves en dernière année de collège en France, les dates sont désormais fausses. Ce document, nécessaire pour composer à l’examen, sera donc envoyé à nouveau aux élèves, et devrait arriver dans les boîtes aux lettres dès mercredi. Pas de panique cependant si le collégien ne reçoit pas sa nouvelle convocation. Philippe Vincent, le secrétaire général du syndical des principaux de collèges (SNPDEN), s’est montré rassurant sur France Info. Il a précisé qu’un élève qui se présenterait avec une ancienne convocation serait admis.

Le reste du programme est-il lui aussi décalé ?

Si les deux jours d’épreuve sont reportés, le programme reste cependant identique à ce qui était prévu. Ainsi, l’ordre des épreuves et leur horaire ne change pas. Tout comme les salles ou les examinateurs, puisque les vacances scolaires ne débutent pas avant le 6 juillet. 

Quant aux résultats ? Ils devraient également rester inchangés. Le Parisien affirme ainsi que la publication des notes, prévue entre le 8 et 10 juillet, ne "bouge pas". Une décision saluée par le SNPDEN qui demandait dans un communiqué à ce que "le calendrier de l'orientation et de l'affectation des collégiens vers le lycée reste inchangé".

Que faire en cas de départ en vacances prévu ce vendredi?

Evidemment, si les précautions de la rue Grenelle sont saluées, certaines élèves et familles ont témoigné de leur désarroi sur les réseaux sociaux. "Je trouve ça honteux que le Brevet soit décalé. Ça pose des problèmes pour plein de personnes qui veulent partir en vacances", tweete ainsi un collégien. Mais au-delà d’un départ en vacances sûrement tant attendu, qui est finalement retardé, c’est la question des frais d’annulation qui posent question. 

Contactés par Le Figaro étudiant, plusieurs organismes de voyage n’ont pas l’air de vouloir faire un geste vers ces jeunes adolescents. L’Office National de Garantie des Séjours et Stages Linguistiques, n’a pas choisi de favoriser les collégiens qui n’ont pas souscrit à une assurance voyage contre l’annulation. Et concernant l'Union nationale des centres sportifs de plein air, toujours dans les pages de nos confrères, elle explique qu’elle proposera au cas par cas d’autres dates de séjours durant l’été. 

Du côté du ferroviaire, par contre, on a décidé de faire un geste pour les familles les plus modestes. Il faut savoir que les billets de la SNCF sont échangeables ou remboursables si on s’y prend deux jours avant le départ. Un changement de programme pour lequel il faut s’acquitter de cinq euros. Sauf que cette somme double dès lors qu’il s’agit d’un billet Ouigo, l’entreprise low cost de la SNCF. C’est pourquoi la compagnie a annoncé à Ouest France vouloir réaliser un geste commercial pour les clients du train bleu et rose, "prisé par les familles, notamment à faible pouvoir d’achat", dont le départ en vacances est bousculé par le changement de programme. Justificatif à l’appui, les frais seront donc remboursés dans le cas où l’un des voyageurs est un élève candidat au brevet. 

Qui pourra participer à la session de remplacement en septembre ?

Les 16 et 17 septembre, comme chaque année, une session de "remplacement" est organisée pour les collégiens qui n’ont pas pu participer aux épreuves du brevet. Habituellement, un élève ne peut y participer qu’en cas de "force majeur", entendez par là, un problème de santé ou familial justifié par un certificat médical ou de décès. Mais dès l’annonce de ce changement de calendrier, le ministre de l’Education avait demandé qu’en cas "d'empêchements majeurs", des adolescents pourraient participer à ce rattrapage. Jean-Michel Blanquer avait ensuite demandé sur France Info à ce que les responsables des collèges aient une "vision large" de ce que peut être un empêchement. Au micro de nos confrères, il avait cité en exemple "un billet d'avion ou un billet de train qui n'est pas annulable", sans toutefois officiellement faire de ce justificatif un critère suffisant pour passer l’examen à la rentrée. 

Mais depuis quelques heures, sur le site du ministère, ces critères sont plus précis, et écrits noir sur blanc. Ainsi, des justificatifs de départ en vacances, des obligations liées à des départs pour raison familiale ou un séjour linguistique pourront suffire pour ne pas passer l’examen la semaine prochaine, évidemment sous réserve que des justificatifs soient "fournis aux chefs d’établissement dans les meilleurs délais et au plus tard le 2 septembre 2019". 

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