Colonies de vacances "apprenantes" : le mode d'emploi

En cette période de vacances, des centres de colonies proposent de faire classe à ceux qui ont pris du retard à cause du confinement. Une initiative qui ne va pas forcément plaire à certains enfants.
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EDUCATION - En réaction au calendrier scolaire bouleversé par la crise du Covid-19, le gouvernement a lancé les "colonies apprenantes". Focus sur les détails pratiques de ce dispositif, en vigueur du 4 juillet au 31 août.

"Pendant le confinement, on faisait très peu de devoirs. On nous les mettait sur ProNote (un logiciel de gestion de vie scolaire utilisé par l'Education nationale, ndlr) mais, forcément, on ne regardait pas tout. Des fois, je préférais lire, ou jouer à la console." Maxence résume bien, du haut de ses 12 ans, pourquoi ses parents ont décidé de l'envoyer en "colonie de vacances apprenante". Du nom de ce dispositif, mis en place par le gouvernement, visant à permettre à quelque 250.000 enfants, âgés de 3 à 17 ans, de conjuguer, en cette année forcément particulière, vacances et rattrapage scolaire. 

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TF1 est allée voir comment se passe une journée type dans le centre d'accueils de loisirs de Vesoul (Haute-Saône), qui prend en charge des enfants depuis le 4 juillet. Chaque matin, les animateurs abordent avec eux des notions scolaires, mais de manière ludique, par exemple via un exercice d'improvisation. L'idée étant de réhabituer tout ce petit monde à suivre des consignes et à se concentrer.  Les après-midi sont, eux, consacrés aux activités en extérieur, avec ce jour-là une excursion autour du lac de Vaivre pour y ramasser les déchets, et ainsi les sensibiliser au développement durable. "Les enfants avaient besoin de se retrouver ensemble, après tout ce temps passé derrière des écrans. L'objectif des nombreux parents qui nous sollicitent, c'est vraiment de retrouver le vivre ensemble", synthétise la directrice du centre.

Comment s'inscrire

Le site du ministère de l'Education nationale propose un outil permettant de choisir, en quelques clics, les dates, le lieu et même la thématique (développement durable, culture, sports, sciences ou langues étrangères) du séjour parmi un millier de possibilités. Autrement, il vous est aussi possible de vous rendre à la mairie de votre commune, au service jeunesse, qui vous détaillera ce que proposent les collectivités territoriales partenaires de ce dispositif, ainsi que les prises en charge financière spécifiques à certains publics (décrocheurs, zones urbaines ou rurales prioritaires ou familles mono parentales). Dans ce cas, l’inscription sera réalisée par la collectivité elle-même, et non directement par vous, comme dans l'autre cas de figure.

Combien ça coûte

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Dans le cas du centre de Vesoul, le séjour revient à 50 euros par enfant, pour dix jours sur place. Mais les prix peuvent beaucoup varier, selon le lieu et la nature des activités proposées. L'Etat français a investi 200 millions d'euros, notamment pour financer les 250.000 départs en "colonie apprenantes" espérés. "Une aide de l’État pouvant atteindre 80% du coût du séjour (plafonnée à 400 euros par mineur et par semaine) est proposée aux collectivités partenaires du dispositif à hauteur de 20% du financement", détaille le ministère de l'Education nationale sur son site. Sur les 250.000 places, 200.000 doivent rester gratuites pour des "jeunes issus des quartiers prioritaires de la ville". Beaucoup sont encore disponibles.

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