Déconfinement : les enseignants auront-ils l’obligation de venir le 11 mai ?

Déconfinement : les enseignants auront-ils l’obligation de venir le 11 mai ?
Education

ÉDUCATION - Les élèves sont appelés à retourner en classe à partir du 11 mai sur la base du volontariat des parents. Du côté des enseignants, la situation demeure en revanche plus floue.

Une rentrée progressive et sur la base du volontariat des parents : voici la solution retenue par le gouvernement pour les écoles à partir du 11 mai. Si de nombreuses questions restent en suspens (Quelles garanties sanitaires ? Les élèves du secondaire sont-ils concernés par ce volontariat ? Un dépistage est-il possible ?), l'une d'entre elles suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté éducative. A savoir les consignes qui vont s'appliquer aux enseignants.

Nombreux sont ceux à se demander s'ils vont être obligés de reprendre le chemin de leur école. Ou si, comme pour les familles de leurs élèves, le volontariat prévaut. Si le plan de déconfinement n'a pas encore été officialisé - il devrait l'être lundi 27 avril -, le ministre de l'Education a esquissé son projet mardi dernier. Devant les députés de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Jean-Michel Blanquer a en effet déclaré qu’aucun droit de retrait ne saurait être demandé par les enseignants. Deux exceptions : ceux qui souffrent d’une pathologie ou sont en "fragilité" pourront rester en télétravail.

Pas de droit de retrait, mais...

Pas de droit de retrait, donc, mais des aménagements pour les cas particuliers. Cela devrait aussi être le cas pour les enseignants ayant des enfants. A ce jour, le ministère n'a pas communiqué sur ce point. En revanche, des municipalités préparent d'ores et déjà à un accueil particulier pour les enfants de ces personnels, comme cela existe déjà pour les enfants des soignants depuis le début de la crise.

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Seule certitude : l'Elysée, Matignon et la rue de Grenelle ont évoqué des scénarios plus ou moins précis, chaque nouvelle annonce apportant son lot de questionnements. De quoi faire bondir les syndicats dans l'enseignements. "Les enseignants devront-ils faire classe la journée pour les élèves présents et travailler encore le soir pour ceux qui restent chez eux ? Ce serait impossible", a prévenu Stéphane Crochet, de SE-Unsa. 

Du côté de la FNEC FP-FO, un souhait a été avancé : "des tests sérologiques pour organiser le dépistage systématique pour tous les personnels et les élèves, conformément à l’avis du CHSCT ministériel", a fait savoir le syndicat dans un communiqué.

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