Fêtes sauvages post-Bac et Covid-19, gare au cocktail dangereux

Nouvelle fête sauvage aux Invalides

VIGILANCE - Face au besoin exprimé par certains jeunes de se défouler après les épreuves du baccalauréat et plus d'un an de pandémie, Marlène Schiappa a rappelé à leur intention que "le virus est toujours là".

Pour expliquer leur présence, un certain nombre d'entre eux ont exprimé leur besoin de se défouler après l'examen du bac et plus d'un an de pandémie. Vendredi 11 et samedi 12 juin, des jeunes fêtards souvent âgés de moins de 18 ans se sont rassemblés par centaines sur les grandes pelouses des Invalides, dans le VIIe arrondissement de la capitale, pour des soirées "Projet X", du nom d'un film américain de 2012 centré sur une fête de jeunes qui tourne mal. 

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La France face à une 3e vague d'ampleur

Si les dispersions par les forces de l'ordre se sont déroulées dans le calme vendredi, la fête organisée samedi a été marquée par des échanges de projectiles et de gaz lacrymogène. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris du chef de "mise en danger de la vie d’autrui".

"Le virus est toujours là"

Les images de ces soirées sauvages montrent des jeunes dansant, le plus souvent agglutinés sans masque et sans respecter les gestes barrières. "La situation s'améliore, la vaccination avance (...), mais le virus est toujours là, la pandémie existe encore, donc il y a besoin de respecter les mesures sanitaires", a rappelé ce lundi la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa sur Europe 1, en soulignant "qu'il reste encore 12.000 personnes en ce moment qui sont hospitalisées parce qu'elles souffrent de formes graves de Covid-19".

"Je comprends et je partage évidemment l'envie de ces jeunes et ces personnes de se retrouver et de faire la fête (...) Je vois à quel point la jeunesse a fait des sacrifices", a-t-elle glissé auparavant. 

Mise en garde d'un proviseur à Castres

La crainte autour de tels rassemblements et d'un effet domino sur la circulation du virus ne concerne pas uniquement Paris. Il y a quelques jours le proviseur d'un lycée de Castres avait notamment lancé un appel aux parents d’élèves de son établissement craignant un risque de contaminations à l'approche des épreuves du Bac après des rumeurs sur l’organisation d’un apéro géant. 

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"Le virus circule encore activement", avait expliqué à La Dépêche Fabrice de Barros confronté à des cas d’élèves positifs ayant conduit à la fermeture de plusieurs classes de terminale contraignant les lycéens à s'isoler. "On ne peut malheureusement pas éviter des contaminations même en étant prudents. Il est donc inutile de prendre des risques supplémentaires à l’approche des examens. Un apéro géant serait un vrai danger", expliquait-il encore évoquant une sorte de tradition en fin d’année.

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