"La peur n'est pas notre religion" : Jean-Michel Blanquer annonce plusieurs mesures pour la rentrée après l'assassinat d'un prof d'histoire

"La peur n'est pas notre religion" : Jean-Michel Blanquer annonce plusieurs mesures pour la rentrée après l'assassinat d'un prof d'histoire

ENSEIGNEMENT - "Notre réaction doit être à la hauteur". Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé que plusieurs mesures seront prises à partir de la rentrée de la Toussaint au lendemain de l'assassinat terroriste d'un enseignant à Conflans-Sainte-Honorine.

"La peur n'est pas notre religion." Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a employé des mots forts, ce samedi 17 octobre, tandis qu'il s'exprimait face aux médias au lendemain de la décapitation d'un enseignant à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). "Ce qu'il s'est passé est inqualifiable. Cela doit être combattu. On connaît les racines de cette attaque, c'est la haine de la République. Ce sont des ennemis de la République, de l'école, qui est la colonne vertébrale de la République. Notre réaction doit être à la hauteur", a-t-il déclaré, après avoir adressé une pensée à la famille de la victime ainsi qu'aux professeurs de France, insistant sur la nécessité d'une "solidarité de tout le monde adulte".

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Une minute de silence le jour de la rentrée

Durant cette allocution sur le perron de son ministère, face aux micros des médias, Jean-Michel Blanquer a aussi annoncé "un cadrage national strict" qui sera mis en place pour la rentrée scolaire prochaine, le 2 novembre. Soit une batterie de mesures, qu'il détaillera dans les prochains jours, destinées à rappeler aux enfants français, du CP à la terminale, "la chance qu'ils ont d'aller à l'école". Puis le ministre d'insister : "J'entends parfois que les valeurs républicaines, comme la liberté, l'égalité et la fraternité, sont abstraites. Elles sont au contraire très concrètes, et à transmettre aux enfants."

Un professeur est tout à fait en droit de montrer ces caricatures.- Jean-Michel Blanquer

Une certitude : il y aura au moins, parmi ces mesures, une minute de silence à respecter le jour de la rentrée. Les autres seront "élaborées collectivement", parce que "si les enfants et adolescents voient notre force et l'unité du monde adulte, ils verront que ces valeurs doivent être les leurs et respectées au quotidien", a-t-il poursuivi. Avant d'affirmer : "Il est normal que les professeurs soient amenés à faire cours sur la liberté d’expression. Le sujet des caricatures fait pleinement partie de cette question de la liberté d’expression, et un professeur est tout à fait en droit de montrer ces caricatures, d’autant plus si ça s'accompagne d’un travail pédagogique d’explication."

Un peu plus tôt, Jean-Michel Blanquer avait , dans un message vidéo mis en ligne sur les réseaux sociaux (voir ci-dessus) et adressé à "tous les professeurs de France", fait cette promesse : "Je serai, et notre pays sera à vos côtés pour vous protéger, vous permettre de faire votre métier qui est le métier le plus essentiel, transmettre à nos enfants les savoirs et les valeurs qui sont notre bien commun."

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