Nouveau calendrier, nouvelles formations : à quoi va ressembler Parcoursup 2019 ?

Education

ÉDUCATION - Dans une interview au "Parisien", la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal présente le nouveau calendrier de Parcoursup et annonce l'arrivée d'un millier de nouvelles formations. En revanche, l'anonymisation des candidatures n'est toujours pas prévue.

Ce jeudi 20 décembre, les lycéens pourront se connecter sur la plateforme Parcoursup et commencer à s’informer sur la marche à suivre et les formations proposées. Ils pourront s’y inscrire, créer leur dossier et remplir leurs vœux à partir du 22 janvier (et jusqu’au 14 mars). Alors à la veille du deuxième lancement de Parcoursup, qui avait cristallisé pas mal de critiques l’année dernière, la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal détaille dans une interview au Parisien les nouveautés et améliorations apportées à la plateforme.

Tout d’abord, le calendrier sera accéléré, et la date de la fin de la phase principale avancée au 19 juillet (au lieu du 5 septembre cette année). "Lors de la précédente session, il y a eu de la lenteur en août", a commenté la ministre. Les étudiants seront donc fixés sur leur sort un mois et demi plus tôt, ce qui leur permettra de mieux s’organiser, notamment pour chercher un logement. Cela sera également plus confortable pour les établissements, qui pourront boucler plus tôt leurs inscriptions et démarches administratives.

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Le candidat pourra connaître son rang dans la file d'attente

"Autre changement, le candidat sur liste d’attente pourra connaître non seulement son rang mais aussi celui du dernier appelé l’année d’avant" annonce Frédérique Vidal dans le Parisien. "S’il voit que d’autres avant lui ont été pris alors qu’ils étaient 700ème sur liste d’attente pour une formation de 500 places, cela le déstressera."

La ministre annonce également que de nouvelles formations ont été ajoutées au catalogue. "Cette année, 14.000 formations sont disponibles sur Parcoursup, soit environ un millier de plus que l’an dernier. On intègre par exemple les instituts de formation en soins infirmiers et les formations du travail social."

Enfin, alors que de nombreux lycéens et de nombreux syndicats ont régulièrement pointé du doigt le non-anonymat des candidatures, pouvant entraîner de la discrimination envers les élèves issus de lycées moins côtés, Frédérique Vidal répond : "J’ai dit que j’étais effectivement prête à envisager (l’anonymat), et je pense qu’il faut des discussions larges sur le sujet et notamment sur les modalités concrètes de mise en place. Si des lycéens ressentent réellement le fait d’être écartés à cause de leur établissement, il faut tout faire pour lever ce sentiment." Mais pas cette année.

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