Parcoursup : ouverture des inscriptions ce mardi, le Défenseur des droits réclame plus de transparence

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EDUCATION - Alors que s'ouvre ce mardi pour la deuxième année les inscriptions sur Parcoursup, le Défenseur des droits préconise un outil d'admission post-bac plus transparent et garantissant une mixité sociale dans l'enseignement supérieur.

Plus de transparence pour "l'an II" de Parcoursup. C'est ce que réclame ce lundi le Défenseur des droits, alors que la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur s'apprête à accueillir ce mardi les inscriptions de plusieurs milliers de lycéens et d'étudiants. Une plateforme qui, après les couacs de l'an dernier, connait en 2019 quelques modifications pour réduire l'attente et le stress des candidats.

Jacques Toubon recommande dans un communiqué publié lundi 21 janvier de rendre publics les critères précis à partir desquels les universités choisissent les bacheliers et les étudiants en réorientation dans chacune de leurs formations. "La publication de ces informations ne porte pas atteinte aux principes de souveraineté du jury et du secret de ses délibérations", estime le Défenseur. Jusqu'ici, le gouvernement invoquait ce secret pour ne pas dévoiler les critères utilisés par les commissions de vœux pour choisir les candidats. Cette prise de position de Jacques Toubon ne doit rien au hasard : le Défenseur des droits avait en effet été saisi du sujet par plusieurs syndicats étudiants et enseignants, vent debout contre cet instrument de sélection.

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Améliorer la mobilité des étudiants

Lycéens et étudiants candidats à une formation peuvent consulter les pré-requis nationaux nécessaires sur la plateforme. Mais ils doivent pouvoir connaître "le contenu exact et la manière précise d'évaluation de leur candidature", insiste Jacques Toubon. Il recommande au gouvernement "de prendre les mesures nécessaires (...) afin de rendre publiques toutes les informations relatives au traitement, y compris algorithmique, et à l'évaluation des dossiers des candidats par les commissions locales des établissements d'enseignement supérieur".

Après la récente réforme du bac, la question polémique du lycée d'origine comme critère de sélection est également abordée.  Le Défenseur n'a recensé qu'une université parisienne qui a utilisé un "paramétrage fixe valorisant les lycées parisiens", mais "la majorité des établissements universitaires sollicités n'ont pas fourni les éléments demandés concernant les modalités de traitement des candidatures". 

Il se prononce enfin sur les quotas géographiques. Pour améliorer la mobilité des étudiants, la priorité locale accordée aux lycéens sur les formations en tension de leur académie a été remplacée par des taux maximum de candidats hors-académie. Une mesure perçue par les jeunes de banlieue parisienne comme un frein à l'entrée des universités de l'académie de Paris. Le gouvernement vient de répondre à cette crainte, en annonçant mercredi que les universités de la région Ile-de-France ouvriront cette année leurs licences générales à tous les bacheliers de la région.

Mis en place l'an dernier pour remplacer un système qui faisait intervenir le tirage au sort, Parcoursup a essuyé de vives critiques sur son manque de transparence, et a été soupçonné d'alimenter des discriminations, notamment dans l'accès des lycéens de banlieue à l'université. Cette année, Parcoursup regroupe quelque 14.000 formations publiques et privées (85% du total des formations). Il a intégré cette année les 350 instituts de formations aux soins infirmiers (Ifsi) et les 150 établissements de formation en travail social (EFTS). En 2020, toutes les formations reconnues par l'Etat auront l'obligation d'être sur la plateforme. Les jeunes peuvent s'inscrire sur la plateforme à partir du 22 janvier, jusqu'au 14 mars.

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