Parcoursup : "plus rapide", mais 90.000 candidats sans proposition

Parcoursup : "plus rapide", mais 90.000 candidats sans proposition

BILAN MITIGÉ - Le ministère de l'Enseignement s'est déclaré satisfait de sa plateforme, "plus rapide" que les années précédentes. Seulement, plus de 91.000 candidats demeurent toujours sans formation.

Si le gouvernement s'en félicite, les 91.178 candidats s'en réjouissent beaucoup moins. Vendredi à minuit, la phase principale de Parcoursup s'achève, mais cette année encore, près de 11% des candidats n'ont toujours pas de proposition pour la rentrée. 

Selon le dernier décompte du ministère de l'Enseignement supérieur, 91.178 candidats sur un total de 841.518 n'avaient pas jeudi soir d'offre d'affectation. Parmi eux, 45.683 sont des lycéens ; 33.770, des candidats en demande de réorientation ; et 11.725, des candidats scolarisés à l'étranger.

"C’est beaucoup et c'est toujours trop"

"La plateforme Parcoursup a été plus rapide, a fait plus de propositions aux lycéens et aux candidats puisque l'an dernier, ce n'étaient que 8 lycéens sur 10 qui avaient reçu au moins une proposition d'admission", a souligné Jérôme Teillard, chef de projet Parcoursup pour le ministère de l'Enseignement supérieur. 

Dans un communiqué commun, le ministère de l'Enseignement supérieur et le ministère de l'Éducation nationale se sont félicités que près de 9 lycéens sur 10 aient trouvé une réponse à leurs vœux.

Pour les syndicats étudiants cependant, la situation n'est pas satisfaisante. Si Yann Carcel, vice-président du syndicat étudiant Fage reconnaît "une légère amélioration" par rapport à l'année dernière, il insiste sur un point : "plus de 91.000 candidats en attente de places, c’est beaucoup et c'est toujours trop". Même constat pour Mélanie Luce, présidente de l'Unef, syndicat étudiant opposé à Parcoursup, pour qui cette situation n'est pas "acceptable".

Lire aussi

"Notre priorité du moment est que ceux qui ont des propositions puissent aller s'inscrire et que, pour ceux qui n'ont pas eu de propositions, on puisse déclencher un dispositif personnalisé pour leur trouver une solution d'ici à la rentrée", rappelle Jérôme Teillard.

Pour les concernés, il est conseillé de regarder les places vacantes de la phase dite "complémentaire", ouverte du 16 juin au 16 septembre. Les candidats peuvent aussi solliciter la Commission d’accès à l'enseignement supérieur de leur rectorat, qui doit essayer de leur proposer une solution adaptée.

Sur le même sujet

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.