Une centaine de lycées bloqués en France, Blanquer fustige l'action d'une "toute petite minorité"

Education
BLOCUS - Une centaine de lycées étaient bloqués ce lundi à travers la France, suite à l'appel de plusieurs syndicats. Une mobilisation notamment contre la réforme du Bac et Parcoursup mais aussi en soutien aux Gilets jaunes.

Alors que les Gilets jaunes entament leur troisième semaine d'actions bloquantes dans toute la France, ce sont désormais les portes des lycées qui restent fermées. Ce lundi 3 décembre, une centaine de lycées étaient totalement ou partiellement bloquées, selon le Ministre de l'Education nationale. Interrogé sur LCI, Jean-Michel Blanquer, a cependant estimé que ce n'était là qu'une "minorité" de jeunes. 

Contre la réforme du bac et ParcoursSup

A Marseille, Grenoble, Paris mais aussi Albi, sur les réseaux sociaux, l'Union nationale lycéenne fait état des différents blocages d'établissements à travers le pays. Il est l'un des syndicats à l'origine de cette mobilisation contre la suppression de postes d’enseignants, contre la réforme du bac et du lycée, mais aussi contre ParcourSup et le service national universel.


De son côté, le Syndicat général des lycéens évoque un "mouvement social de contestation aux multiples revendications", réitérant ainsi son soutien aux Gilets jaunes "pacifistes" et déplorant les violences de ce week-end


Selon les premières informations données par les rectorats à l'AFP, les académies les plus touchées sont notamment celle de Toulouse, où une quarantaine d'établissements sont perturbés, et celle de Créteil. Si les blocus se font sans heurts, certaines mobilisations ont toutefois mené à des heurts avec la police. À Bordeaux, Limoges et Pau, les manifestants qui avaient investi les rues ont été dissipés à coups de gaz lacrymogènes. Du côté de la Seine-Saint-Denis, un lycée professionnel d'Aubervilliers a été le théâtre de violences. Une voiture a été brûlée et des forces de l'ordre prises en chasse. Un abribus a également été caillassé.

Invité de LCI, le ministre de l'Éducation a tout fait pour minimiser ces mobilisations, et encore plus l'hypothèse de convergence entre les lycéens et le mouvement qui saisit le pays aujourd'hui. Pour l'ancien recteur, il n'y a "pas de raison rationnelle" pour que la contestation des Gilets jaunes ait un impact sur les lycéens. "Qu'on ne cherche pas à étendre au lycée une sujet qui n'a rien à voir avec les lycées", a-t-il balayé.


Jean-Michel Blanquer a fini par parler des organisations lycéennes comme d'un "groupuscule qui essaye de profiter de la situation". Pourtant, parmi les deux syndicats à l'origine de mouvement, le SGL est la première organisation lycéenne française en termes de représentativité. Une notion qu'il n'avait visiblement pas à l'esprit : "Une toute petite minorité essaye de bloquer l'entrée et, en bloquant l'entrée, réussit à créer du désordre et empêche tous les lycéens d'entrer."

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