VIDÉO - "2000 personnes dans une salle, ça stresse !": le concours de médecine à l'heure du Covid

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GIGANTESQUE - Pour eux, c'est une année particulière. En PACES, la première année commune aux études de santé, on passe le concours dans des circonstances particulières, comme à Strasbourg, où 2000 élèves planchent depuis mercredi 17 juin, sur les épreuves.

Ils ne sont pas prêts d'oublier leur première année. Alors que le monde connait l'une des plus importantes pandémie de ces dernières années, ces étudiants ont choisi de se consacrer à des études de médecine. Depuis un an, ils ont travaillé et planché sur différentes matières, bousculés par l'épidémie de coronavirus. Si les facultés demeurent fermées jusqu'à la prochaine rentrée scolaire, l'heure est tout de même venue de passer les examens. 

A Strasbourg depuis mercredi 17 juin, ce sont près de 2000 élèves qui planchent sur les différentes épreuves du PACES (Première année commune aux études de santé), masqués, et distanciés physiquement des autres derrière leurs bureaux dans un espace immense de 20.000 m². Ce concours très redouté, leur permettra par la suite de choisir leur voie de prédilection : médecine, kinésithérapie, pharmacie ou encore dentiste. 

L'enjeu est d'autant plus important que pour certains, c'est une sorte de vocation de devenir médecin, pharmacien ou dentiste- Samuel Bitsch, responsable administratif à la faculté de Strasbourg

Dans cette salle du parc des expositions de Strasbourg, la seule capable d'accueillir autant de personnes en même temps pour un concours de cette ampleur, on se doit de respecter 4m² entre chaque candidat, une centaine de surveillants ont été réquisitionnés et parmi eux, certains ont même prévu des vélos, pour se déplacer dans l'immensité de cette salle. Un dispositif jamais vu pour nombre d'entre eux. "Ils viennent de passer une année stressante, très très difficile. Ils ont travaillé comme des fous pendant un an pour préparer ce concours et c'est vrai que l'enjeu est d'autant plus important que pour certains, c'est une sorte de vocation de devenir médecin, pharmacien ou dentiste", explique Samuel Bitsch, responsable administratif de la faculté de médecine de Strasbourg. Parmi ces élèves, seuls un tiers d'entre eux réussira le concours. 

Alors au stress de la réussite du concours s'ajoute probablement l'appréhension, en raison des circonstances exceptionnelles requises pour que cet examen se déroule dans les conditions sanitaires les plus favorables : "Ça rajoute à l'angoisse du concours qui est déjà très stressant : on voit les 2000 personnes en réel", explique un jeune fille. "On ne réalise pas qu'il y a autant de monde, on voit cette salle, et on sait qu'il y a une deuxième salle à côté, c'est très impressionnant", reconnait une autre. Malgré ça, ils sont au point. "On travaille depuis septembre pour ce concours alors on est prêts", glisse une étudiante. Car pour eux, comme pour bon nombre de Français, l'année 2019-2020 n'a pas été un long fleuve tranquille. "Il y a eu les grèves en décembre, là, le coronavirus donc on a eu trois semaines de décalage du concours... on va s'en souvenir", philosophe un autre étudiante. 

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Et comme si la malchance n'avait pas suffisamment frappé leur année, la réforme des études de santé entrera vigueur, en septembre prochain. Reste que pour ces étudiants admis en PACES qui passent actuellement le concours, "des mesures transitoires" sont prévues pour leur donner la possibilité de redoubler et leur garantir "un contingent spécifique de places dans les formations de santé".

Quelle différence pour l'avenir ? Le contrôle continu remplacera ce concours qui sera donc supprimé. Ces épreuves sont donc les dernières, la Paces et le "numerus clausus", comme prévu par la loi Buzyn de juillet 2019. Souhaité par Emmannuel Macron, qui considérait le "numerus clausus" comme une "absurdité", cette réforme a notamment pour but d'"augmenter de 20% à peu près le nombre de médecins formés, selon l'ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Mais pour l'heure, nous n'y sommes pas tout à fait. La hausse a bien été de 15% en médecine, mais seulement de 10% en dentaire, 5% en pharmacie et 4% en maïeutique, soit au total 11,6% en trois ans, relève l'AFP. 

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