VIDÉO - Des lycéens obligés de piétiner des manuels, nouvelle action choc contre la réforme du bac

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Education

E3C - Le ministre de l'Éducation nationale a fait état, ce mardi, d'une "quarantaine" de lycées perturbés au lancement de la nouvelle formule du baccalauréat. Le résultat d'actions d'enseignants qui demandent sa suppression, parfois spectaculaires comme lundi à Agen.

Ce sont des "groupuscules radicaux qui essayent de perturber le baccalauréat". Devant l’Assemblée nationale, ce mardi 21 janvier, le ministre de l'Éducation s’est montré particulièrement intransigeant. Interrogé sur la question des blocages de certains lycées, où des professeurs contestent la réforme du baccalauréat, Jean-Michel Blanquer a décrit des actes "inadmissibles".

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"Pas d'impréparation", selon le ministre

Le ministre a débuté en faisant un étant des lieux. Selon ses chiffres, les "épreuves communes de contrôle continu" - E3C dans le jargon - ont débuté dans "plus de 420 lycées". "Dans l'immense majorité des cas, cela se passe en toute sérénité", s’est-il félicité lors des questions au gouvernement, notant que dans certains territoires "il n’y a aucun problème". Preuve pour lui qu’il n’y a "pas d’impréparation", de la part de l'exécutif. 

En revanche, toujours selon les chiffres du ministère, dans "à peu près 10% des cas", il y a eu des "perturbations". Mais celles-ci seraient uniquement liées à "des gens qui jouent le jeu du désordre". Jean-Michel Blanquer a ainsi dénoncé des individus qui "pour que s’accomplisse leur prophétie négative", font en sorte "que ça se passe mal". 

Des actions qui font parfois polémique

Car depuis quelques jours, des syndicats d'enseignants et professeurs multiplient les actions pour "faire barrage" à ce nouveau bac, dénonçant son "impréparation" et les inégalités territoriales qu’il engendre. Pour se faire entendre, le personnel ne manque pas d’idées : refus de surveiller les examens, intrusions dans les lycées, coupures d’électricité, jet symbolique de copies à la poubelle, etc.

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À Agen, par exemple, une image a fait réagir. Des professeurs ont entassé de vieux manuels scolaires, devant un lycée, obligeant les élèves à les piétiner pour entrer dans l'établissement. Des livres qui étaient "périmés" - ne répondant plus au programme scolaire - et qui auraient donc, de toute manière, "eu comme destin la benne", selon Frédérique Rolet, secrétaire générale SNES-FSU. Pour la syndicaliste, la vraie question est donc désormais de savoir "pourquoi on conduit des enseignants à en arriver à ce point afin d’être écoutés".

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