Nous utilisons les mathématiques tous les jours sans le savoir

Nous utilisons les mathématiques tous les jours sans le savoir

CERVEAU - La simple évocation d'une racine carrée ou d'une règle de trois donne des sueurs froides à de nombreux Français. Pourtant, chaque jour, nous utilisons les mathématiques pour des tâches courantes de la vie.

Sans toujours le savoir, nous faisons appel aux mathématiques du matin au soir. Au volant d’une voiture, quand on doit faire un créneau. Dans la rue, lorsqu’on circule au milieu d’une foule. En cuisine, quand il faut convertir les proportions pour adapter la recette au nombre de convives ou qu’il faut couper une tarte en parts égales. 

"Si l’on se réfère à Pythagore, selon qui tout est nombre, l’Univers entier est régi par des formules mathématiques. Et c’est également vrai pour chacune de nos actions dans le monde du vivant", assure Thibaut Maugenest, historien des mathématiques et auteur du livre "Théorème d’Hypocrite", dans le sujet grand format du 20H de TF1 en tête de cet article, consacré au rapport de tout un chacun aux maths.

Si comme certains automobilistes, l’exercice du créneau vous a toujours angoissé, sa formule mathématique (voir ci-dessus) ne va pas vous rassurer. "Grâce à cette formule, vous pouvez calculer l’espace nécessaire pour garer votre véhicule", reprend notre historien en mathématiques. "Les humains font le calcul automatiquement, en quelques secondes, d'un simple regard", souligne-t-il. 

Que les piétons se rassurent, ce sont eux aussi des mathématiciens hors pair. Éviter les autres dans la rue requiert du bon sens mais aussi un sens aiguisé du calcul. "Lorsqu’on marche en direction de quelqu’un, notre cerveau va calculer automatiquement le moment où nous allons nous croiser, explique Thibaut Maugenest. Pour cela, il applique la formule mathématique suivante : le Temps (T) égale la distance (d) qui nous sépare divisée par notre vitesse (v). De ce fait, on se croise et on s'évite !".

Plus on fait travailler notre cerveau, moins il s’abîme. Donc c’est aussi une bonne manière de l’entretenir.- Mathilda Rodi, membre du club de calcul de Fontenay-sous-Bois

Jusqu'en 1985, l'enseignement des maths en France était reconnu comme l'un des meilleurs. Mais depuis quelques décennies, le niveau est en chute libre. 25e sur 79 : c'est la place obtenue par les élèves français de 15 ans au dernier classement Pisa présenté en décembre 2019, qui fait référence. Même pas la moyenne, avec 495 points sur 1000 !  De même, les résultats de l'enquête Trends in International Mathematics and Science Study (Timss) dévoilés quant à eux le 8 décembre 2020 montrent que les élèves français en classe de CM1 et quatrième se situent, en maths et en sciences, parmi les moins bons de l'Union européenne. Pourtant, jusqu'en 1985, l'enseignement des maths en France était reconnu comme l'un des meilleurs. 

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Utiles dans la vie de tous les jours, les mathématiques peuvent aussi vous divertir. La France compte près de 300 clubs de calcul. "On peut prendre beaucoup de plaisir à jouer avec les chiffres", assure dans le reportage de TF1 Mathilda Rodi, membre du club de calcul de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Selon elle, c’est aussi un bon moyen de lutter contre le vieillissement du cerveau. "Plus on fait travailler notre cerveau, moins il s’abîme. Donc c’est aussi une bonne manière de l’entretenir", poursuit-elle. 

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