Affaire des emails d’Hillary Clinton : Anthony Weiner, la machine à scandales (sexuels)

ÉLECTION AMÉRICAINE 2016
CHAT NOIR – L’affaire des emails d’Hillary Clinton vient d’être indirectement relancée par une enquête visant Anthony Weiner, l’ex-mari d’une proche conseillère de la candidate. Cet homme habitué des scandales est accusé d’avoir envoyé des messages à caractère sexuel à une adolescente.

Les scandales, ça le connaît. En raison d’une enquête le visant pour l’envoi de SMS à caractère sexuel à une adolescente de 15 ans, Anthony Weiner vient indirectement de relancer l’affaire des emails d’Hillary Clinton. Selon la presse américaine, c’est en effet sur l’ordinateur portable qu'il partageait avec son ex-femme, la (très) proche conseillère de la candidate démocrate, Huma Abedin, que des milliers de nouveaux emails du département d’Etat ont été découverts.  


Ancien élu de l’Etat de New York à la Chambre des représentants et candidat à la mairie de "la ville qui ne dort jamais", Anthony Weiner, 52 ans, est un habitué des polémiques bien connu des Américains. Notamment à cause de sa fâcheuse attirance pour le "sexting" (néologisme formé à partir de "sex" et de "texting", ndlr), l’échange d’images érotiques sinon lubriques par téléphone. 

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2011, son annus horribilis

En 2011, Anthony Weiner se retrouve pour la première fois sous le feu brûlant des projecteurs. L’ex-conseiller municipal de New York (1992-1998) est alors mis en cause pour avoir envoyé par erreur sur Twitter une photo de son slip bombé en gros plan à une étudiante qui le suivait sur le réseau social.


À l'époque représentant démocrate au Congrès (1999-2011), Weiner commence d'abord par mentir, affirmant que son compte a été piraté, avant de reconnaître en larmes, sous la pression, qu'il a bien envoyé cette photo, ainsi que d'autres, à plusieurs jeunes femmes sur les réseaux sociaux. Devenu un objet de risée nationale, il annonce finalement sa démission le 16 juin 2011 et entame une traversée du désert.

Rebelote deux ans plus tard

Après un silence médiatique de près de deux ans, Anthony Weiner revient sur le devant de la scène en 2013 et brigue la mairie de New York via une primaire. Reconnaissant "de grosses erreurs", il dit avoir "appris de difficiles leçons" et "espère avoir une deuxième chance". Improbable, sa candidature est d’abord froidement accueillie. Puis, la campagne avançant, Weiner prend peu à peu la tête de la course. À la mi-juillet, les sondages le créditent ainsi de 25% des intentions de vote.


Mais à peine deux semaines plus tard, le destin vient de nouveau frapper à sa porte. Lors d'une conférence de presse organisée à la hâte, Anthony Weiner apparaît aux côtés de son épouse Huma Abedin – qui le soutient alors corps et âmes – et reconnaît avoir envoyé des messages et des photos à caractère pornographique, sous le pseudonyme de "Carlos Danger", à une femme de 22 ans. 

Un documentaire et un divorce pour finir de l’ostraciser

Un documentaire sorti en mai, sobrement nommé "Weiner", raconte cette campagne ratée et le poids douloureux de ces révélations pour ses proches. Des proches qui vont d’ailleurs de nouveau se retrouver dans la tourmente à peine trois mois plus tard. Visiblement toujours pas soigné de son addiction, Anthony Weiner est en effet (re)repris la main dans le sac lorsque le New York Post révèle en août dernier des "sextos" échangés avec une jeune femme depuis janvier 2015. 


C’en est trop pour son épouse Huma Abedin qui finit par annoncer officiellement leur séparation quelques jours plus tard. Ostracisé politiquement et personnellement, Anthony Weiner espérait alors sans doute pouvoir se faire oublier. C’est raté. Weiner fait désormais face au scandale le plus important de tous ceux auxquels il a été lié. 

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