Etats-Unis : après son "c'est quoi Alep ?", le candidat Gary Johnson victime d’un nouveau trou de mémoire

ÉLECTION AMÉRICAINE 2016
BUG – Le candidat libertarien, qui navigue actuellement autour des 10% d’intentions de vote, a de nouveau vécu un moment gênant mercredi en direct à la télévision. Après avoir séché concernant la situation à Alep au début du mois, Gary Johnson a cette fois bloqué face aux questions d’un journaliste lui demandant de citer son dirigeant étranger préféré.

"I’m having an Aleppo moment" (littéralement "J'ai un moment Alep"). En faisant référence à son incroyable trou de mémoire géopolitique du début du mois – le désormais célèbre "C’est quoi Alep ?  –, Gary Johnson a vite compris qu’il était à nouveau en train de lâcher une énorme bourde. 


Alors qu'un journaliste de la chaîne MSNBC lui demandait mercredi soir de nommer le dirigeant étranger qu’il respectait le plus, le candidat libertarien a été incapable de répondre durant de longues secondes. Et ce n’est que grâce au concours de son colistier William Weld qu'il a pu s’en sortir en finissant par citer Vicente Fox, l'ancien président du Mexique (voir la vidéo ci-dessous)

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Isolé, il pourrait quand même jouer un rôle clé lors de l’élection

Habitué des gaffes – il met souvent en avant sa franchise et son honnêteté –, Gary Johnson est pourtant le troisième homme de l’élection présidentielle américaine. Naviguant autour des 10% d’intentions de vote selon différents sondages (insuffisant pour participer au dernier débat), il pourrait néanmoins jouer un rôle clé lors du scrutin du 8 novembre prochain. 


"C’est un candidat qui peut faire basculer l’élection", expliquait récemment à LCI Marie-Cécile Naves, politologue et chercheuse associée à l'IRIS. "Gary Johnson peut prendre des voix à Hillary Clinton autant qu’à Donald Trump et, avec un écart aussi resserré entre ces deux derniers (…), il peut changer la donne."

Je représente le meilleur des deux mondes Gary Johnson, candidat à la présidence américaine pour le parti libertarien

Ancien gouverneur républicain du Nouveau-Mexique, il s'était déjà présenté sous la bannière libertarienne en 2012, mais n’avait alors récolté qu’à peine 1% des voix. Le 8 novembre prochain, il pourrait donc décupler son score. Ce sportif accompli, qui compte l'Everest ainsi que de nombreux marathons et triathlons Ironman à son actif, assure en tout cas qu’il se battra jusqu’au bout pour tenter d'attirer les millions d'électeurs indécis. 

Pro-cannabis et anti-Etat

Très libéral sur ses propositions économiques, Gary Johnson est aussi résolument progressiste sur les sujets de société. Il prône ainsi une liberté individuelle maximale et une réduction du rôle de l’Etat fédéral. "Je suis le candidat tout-en-un", assurait-il en mai dernier. "Je suis à gauche de Hillary sur les questions de société, et je suis plus conservateur que Ted Cruz sur les questions économiques. Je représente le meilleur des deux mondes".


Gary Johnson est surtout très populaire chez les jeunes. Si bien qu’il talonne même Hillary Clinton auprès des 18-34 ans. Sa mesure phare pour les séduire ? Légaliser la marijuana. Celui qui fut lui-même PDG d'une entreprise de produits au cannabis jusqu'en janvier reconnait d’ailleurs sans problème être (ou, du moins, avoir été) un consommateur régulier. Peut-être un début d’explication concernant ses trous de mémoires ? 

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