Elections américaines : comment la victoire de Trump pourrait changer la donne en Syrie

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STRATÉGIE – L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis va, c’est certain, modifier les choix américains en matière de politique étrangère. Des changements qui pourraient être rapidement perceptibles concernant le conflit syrien.

Les répercussions de la victoire de Donald Trump sont mondiales. Alors que tous les dirigeants de la planète réagissent ce mercredi à l’élection du milliardaire à la présidence américaine, nombre d’observateurs s’interrogent déjà sur ses choix à venir en matière de politique internationale, et tout particulièrement en ce qui concerne la guerre en Syrie.  


Durant sa campagne, le futur locataire de la Maison-Blanche a en effet plusieurs fois déclaré vouloir "mettre KO" Daech et, pour ce faire, s’est dit prêt à une éventuelle coopération avec la Russie. Une position qui contraste considérablement avec celle choisie par Barack Obama, ouvertement opposé à Vladimir Poutine sur le sujet, et qui constitue déjà en soi un changement majeur.

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20.000 à 30.000 soldats envoyés en Syrie et en Irak ?

"Immédiatement après avoir pris mes fonctions, je demanderai à mes généraux de me présenter un plan sous 30 jours pour vaincre et détruire l'EI (l’organisation terroriste Etat islamique, ndlr)", avait ainsi promis le candidat républicain au début du mois de septembre. Il avait alors expliqué vouloir mener "une guerre classique, mais aussi une guerre sur internet, une guerre financière et une guerre idéologique".


Pour l’heure, les détails de sa future stratégie restent toutefois inconnus. Car si, lors d'un débat en mars dernier, Donald Trump s'était dit favorable à l'envoi de 20.000 ou 30.000 soldats en Syrie et en Irak, il ne l’a pas confirmé depuis. 

Laisser Bachar al-Assad et Daech s’entretuer

Le magnat de l’immobilier ne s’est pas non plus montré très clair quant au sort de Bachar al-Assad, même s’il n’a jamais appelé à son renversement par la force. En substance, Donald Trump semble considérer qu’il vaut mieux laisser le régime et Daech s'entretuer. "Assad hait l'EI, l'EI hait Assad. Ils se battent l'un contre l'autre, et on est censé combattre les deux ?", avait-il dit au New York Times en juillet, soulignant que "l'EI [était] une bien plus grande menace contre nous qu'Assad".


Preuve d’une certaine incertitude concernant la future politique étrangère des Etats-Unis, Mike Pence, le colistier de Trump, avait de son côté appelé à bombarder les forces du président syrien. 

Aider les civils… à condition qu’ils restent en Syrie

Les deux hommes étaient cependant tombés d’accord sur la création de "zones de sécurité" pour les civils, et notamment pour les habitants d’Alep. Des zones que Donald Trump refuse de financer. "J’irai voir les pays du Golfe qui ne font pas grand-chose et je les ferai payer", avait-il expliqué en août dernier.


Le futur locataire de la Maison-Blanche refuse en revanche catégoriquement d’accueillir des réfugiés syriens sur le sol américain. 

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