Etats-Unis : 1,8 milliard de dollars de dettes pour Trump ?

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GOUFFRE – Selon une enquête du Wall Street Journal, les dettes du futur président américain s’élèveraient à près d’1,8 milliard de dollars, et non 315 millions comme il le laisse entendre. Un endettement qui pose (encore) la question de possibles conflits d’intérêts à venir vis-à-vis des créanciers concernés.

On les savait importantes, elles seraient en fait titanesques. Selon une enquête publiée en fin de semaine dernière par le Wall Street Journal, les dettes de Donald Trump s’élèveraient à près de 1,8 milliard de dollars en prenant en compte l’ensemble de ses entreprises ainsi que celles dont il est actionnaire à plus de 30%. Des dettes que le milliardaire a contractées auprès de 150 créanciers différents, toujours d’après le journal économique. 

Jusqu’à présent, Donald Trump n’avait déclaré "que" 315 millions de dollars d’endettement, auprès de dix prêteurs seulement, notamment la Deutsche Bank. Or la banque allemande, mise en cause aux Etats-Unis pour son rôle dans la crise financière de 2008, va bientôt se voir infliger une très lourde amende dont le montant est encore débattu à Washington. 

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De quoi soulever (encore) des interrogations quant à de possibles futurs conflits d’intérêts. Car, selon l’enquête du Wall Street Journal, outre la Deutsche Bank, Donald Trump doit aussi beaucoup d’argent – au moins 280 millions de dollars – à la banque américaine Wells Fargo & Co. Un établissement financier qui, à l’instar de son semblable allemand, a lui aussi eu des ennuis judiciaires aux Etats-Unis pour des pratiques commerciales douteuses (ouvertures illégales de comptes, attribution de cartes de crédits sans accord…). 

De la même manière qu’avec la Deutsche Bank ou la Wells Fargo, Donald Trump est également endetté auprès de MetLife Inc., connue pour être la maison-mère de la société d’assurance du même nom. Là encore,  l’entreprise est actuellement engagée dans une bataille judiciaire avec le gouvernement américain. Une bataille que le président-élu pourrait décider d’interrompre dès son entrée officielle en fonctions le 20 janvier, souligne le Wall Street Journal

Preuve encore de la complexité des affaires financières de Donald Trump, certaines entreprises en parties détenues par le futur locataire de la Maison-Blanche ont aussi emprunté des "sommes significatives" à la Bank of China, propriété de l’Etat chinois. Un Etat contre lequel le républicain a multiplié les attaques depuis son élection. 

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