Etats-Unis : à J-26, le clan Clinton accuse WikiLeaks de faire le jeu de Trump

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JOUR APRÈS JOUR – Petites phrases assassines, embellie dans les sondages, meetings ou image insolite… Jusqu'au vote des électeurs le 8 novembre prochain, LCI vous propose chaque matin un compte-rendu de la campagne américaine. Au menu de ce mercredi : John Podesta, le patron de la campagne démocrate, qui s’en prend à WikiLeaks après la divulgation de ses e-mails piratés.

Un personnage : John Podesta

Le directeur de l'équipe de campagne d'Hillary Clinton, John Podesta, a accusé mardi Julian Assange, le créateur du site WikiLeaks, de faire le jeu de Donald Trump dans la course à la Maison Blanche. WikiLeaks a en effet publié depuis vendredi des milliers de messages piratés - les services de renseignements américains y verraient l'œuvre d'un hacker piloté par Moscou - du compte personnel Gmail de John Podesta. Détail révélateur selon lui, ces e-mails ont commencé à être divulgués vendredi soir, peu après l'exhumation par le Washington Post de la fameuse vidéo-choc de Donald Trump, datant de 2005, montrant le candidat républicain en train de tenir des propos salaces sur les femmes. 


Si elle ne contient pas de révélation tonitruante, cette fuite massive, décortiquée par les médias américians ces derniers jours, lève un coin de voile sur les secrets de fabrication de la candidate Clinton. On y découvre de longs échanges entre John Podesta et des conseillers sur le dosage idéologique d'un discours pour satisfaire la gauche du parti démocrate (sur la finance) ou sur la formulation d'un tweet, un jeu d'équilibriste permanent et habituellement caché à la vue du public.

Une phrase : "C'est dur de bien faire quand Paul Ryan et les autres vous apportent zéro soutien !"

La victoire à la présidentielle s'annonce difficile, a reconnu Donald Trump lui-même mardi, en pointant la responsabilité de son propre camp. Le milliardaire républicain a accusé l'homme fort du Congrès Paul Ryan d'avoir "manqué de loyauté" quand il a annoncé lundi qu'il ne le défendrait plus, de peur de perdre non seulement la course à la Maison Blanche mais aussi le contrôle du Congrès.


Une vidéo : le nouveau clip de campagne de Trump

L’équipe de campagne du républicain a adopté un ton belliqueux dans une publicité s'en prenant à la santé d'Hillary Clinton. Entre défilés nord-coréens et prisonniers du groupe Etat islamique, on y voit l'ancienne secrétaire d'Etat qui tousse, puis qui chancèle après son malaise du 11 septembre.

Une photo : le come-back d'Al Gore

"Votre voix compte vraiment, vraiment, vraiment", a lancé aux électeurs démocrates l'ancien vice-président de Bill Clinton, Al Gore, sorti de son silence pour un meeting avec Hillary Clinton à Miami. "J'en suis la preuve vivante", a-t-il martelé. Il avait en effet perdu en 2000 l'élection présidentielle à quelques centaines de voix près face à George W. Bush.

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