Etats-Unis : à J-48, la mise en garde de Barack Obama

ÉLECTION AMÉRICAINE 2016
JOUR APRES JOUR – Petites phrases assassines, embellie dans les sondages, meetings ou image insolite… Jusqu'au vote des électeurs le 8 novembre prochain, LCI vous propose chaque matin un compte-rendu de la campagne américaine. Au menu ce mercredi : la mise au point de Barack Obama à l'attention des dirigeants populistes. Et donc de Donald Trump.

Le fait du jour : la mise en garde de Barack Obama

A quatre mois de son départ de la Maison-Blanche (il quittera officiellement ses fonctions mi-janvier), Barack Obama a mis en garde mardi devant l'Onu contre les dirigeants populistes, appelant à prendre en compte les frustrations dont ils se nourrissent et à ne pas succomber à "un capitalisme sans âme". 


Dans un discours à la tonalité plutôt sombre, le président américain a dénoncé la tentation du recours à "l'homme fort" providentiel et multiplié, sans jamais les citer, les allusions au président russe Vladimir Poutine et au magnat de l'immobilier Donald Trump, qui espère lui succéder. "Aujourd'hui, un pays qui serait entouré de murs ne ferait que s'emprisonner lui-même", a-t-il lancé, en référence à celui que le milliardaire a promis, formules tonitruantes à l'appui, de construire le long de l'immense frontière qui sépare les Etats-Unis et le Mexique.


Une phrase : "Nous devons être certains que seuls des gens qui aiment notre pays ont le droit d'y entrer"

Donald Trump en a rajouté une couche mardi soir sur l’immigration durant un discours, relançant ses attaques contre les réfugiés syriens et mettant le chaos au Moyen-Orient sur le compte d'Hillary Clinton. Rien d’étonnant : ce sujet est inséparable de l'ascension politique fulgurante du candidat républicain. Dans son parti, la grande majorité des électeurs approuvent sa ligne dure. Les sondages montrent par exemple qu'une majorité de républicains sont d'accord avec sa proposition de décembre 2015 d'interdire aux musulmans d'entrer sur le territoire américain. Si Donald Trump n'évoque plus nommément les musulmans, il souhaite désormais un retour du profilage par la police et promet la fermeture des frontières pour les immigrés et voyageurs de certains pays jugés dangereux, comme la Syrie.



Un tweet : "Dors bien Hillary"

Hillary Clinton, une semaine après sa pneumonie, n'avait aucun engagement public mardi, préparant selon CNN le débat présidentiel de lundi prochain. Un break qui a inspiré son rival : "Elle prend encore sa journée. Elle a besoin de  repos. Dors bien Hillary, on se voit au débat !", a tweeté Donald Trump.

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