Etats-Unis : à J-50, Donald Trump comparé à Hitler aux Emmy Awards

ÉLECTION AMÉRICAINE 2016
JOUR APRES JOUR – Petites phrases assassines, embellie dans les sondages, meetings ou image insolite… Jusqu'au vote des électeurs le 8 novembre prochain, LCI vous propose chaque matin un compte-rendu de la campagne américaine. Au menu ce lundi 19 septembre : les tacles à répétition dont le candidat républicain a été victime au cours de la cérémonie des Emmy Awards, dimanche soir à Los Angeles.

La polémique : Trump comparé à Hitler 

Et le titre du personnage le plus détesté est attribué à… Donald Trump. Le candidat républicain a en effet été au centre de la cérémonie des Emmys Awards qui s’est déroulée dimanche soir à Los Angeles. Référence au passé de vedette de l'émission "The Apprentice" de Donald Trump, le présentateur Jimmy Kimmel a ainsi déclaré : "Nous n'avons plus besoin de regarder la téléréalité, nous la vivons". Jill Soloway, créatrice de "Transparent",  s'est quant à elle carrément lâchée en conférence de presse : selon elle, Trump est "le monstre le plus dangereux de notre époque. Il ostracise les gens. Il compare les femmes à des truies. Il accuse les musulmans et les Mexicains de tous nos problèmes. A chaque fois que je pourrais clamer que Trump est un héritier d’Hitler, je le ferai."


Le fait du jour : une campagne sous le signe du terrorisme

Après l'explosion de bombes à New York et  l'attaque à l'arme blanche ce week-end dans le Minnesota, les deux candidats reprennent leur campagne ce lundi dans un contexte sécuritaire plus tendu que jamais.  "Les attaques de samedi montrent l'échec des politique d'Obama/Hillary Clinton, qui ne peuvent pas assurer notre sécurité !", a écrit le républicain sur Twitter dimanche soir. 




Et c'est par une note martiale qu'il avait choisi, samedi soir, d'ouvrir son meeting à Colorado Springs : "Juste avant que je descende de l'avion, une bombe a explosé à New York, et personne ne sait exactement ce qui se passe, mais quelle époque - il va falloir qu'on devienne plus sévères". 


Vidéo ci-dessous : Donald Trump réagit aux explosions du week-end à New-York.

En vidéo

Explosion à New York : "Nous vivons à une époque où il faut être fort, très fort", réagit Donald Trump

Face à lui, Hillary Clinton, proche alliée du président Barack Obama, valorise son quart de siècle d'expérience politique. Elle devait rencontrer lundi en marge de l'assemblée générale des Nations unies les présidents égyptien Abdel Fattah al-Sissi et ukrainien Petro Porochenko, ainsi que le Premier ministre japonais Shinzo Abe.


Le personnage : Jane Goodall

Jill Soloway n’est pas la seule à donner son avis sur Donald Trump. Jane Goodall, une primatologue britannique qui étudie les chimpanzés depuis plus de 50 ans, y est allé de son commentaire ce dimanche : "De bien des façons, les performances de Donald Trump me rappellent les rituels de domination des chimpanzés mâles", a-t-elle expliqué, citée par The Atlantic. Et de préciser : "Pour impressionner leurs rivaux, les mâles qui cherchent à grimper dans la hiérarchie s'affichent de façon spectaculaire". Le républicain ressemblerait même à Mike, un chimpanzé qu'elle a étudié dans un livre : "Ce singe maintenait sa domination sur le groupe en jetant des bidons de kérosène, "créant de la confusion et du bruit qui ont fait fuir et rabaisser ses rivaux".


Le chiffre : les candidats au coude-à-coude sur le terrorisme et la sécurité nationale

Selon un sondage Fox News publié avant le week-end, les électeurs font très légèrement plus confiance à Hillary Clinton sur les questions de terrorisme et de sécurité nationale : 46% contre 45% qui préfèrent Donald Trump.

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