Etats-Unis : à J-55, bataille de la transparence entre Hillary Clinton et Donald Trump

ÉLECTION AMÉRICAINE 2016
JOUR APRES JOUR – Petites phrases assassines, embellie dans les sondages, meetings ou image insolite… Jusqu'au vote des électeurs le 8 novembre prochain, LCI vous propose chaque matin un compte-rendu de la campagne américaine. Au menu ce mardi 13 septembre : la mise au point de la candidate démocrate, deux jours après son malaise.

L’histoire : les "aveux" d’Hillary Clinton

Deux jours après son malaise, la candidate démocrate a évoqué sa santé auprès de CNN. "Je me sens tellement mieux et il est évident que j'aurais dû prendre du repos plus tôt", a-t-elle assuré, regrettant d'avoir ignoré les conseils de ses médecins qui lui avaient diagnostiqué une pneumonie. Elle l’assure : il s’agit d’un "vertige", à cause duquel elle a "perdu l’équilibre pendant une minute". Et de préciser : "Une fois à l'intérieur du véhicule, une fois que j'ai pu m'asseoir, que j'ai pu me rafraîchir, j'ai tout de suite commencé à me sentir mieux."


Une polémique : la guerre de la transparence 

Entre les bulletins de santé et les bulletins de paie, les candidats sont de plus en plus priés de montrer pattes blanches. Reid Hoffman, le fondateur du réseau social professionnel LinkedIn, a ainsi promis de verser jusqu'à 5 millions de dollars à des anciens combattants si Donald Trump acceptait de rendre publiques ses déclarations de revenus. Une offre qui intervient une semaine après les déclarations de son colistier, Mike Pence : "Trump publiera sa déclaration d'impôts lorsqu'un contrôle fiscal en cours sera terminé."


Côté santé, le milliardaire a annoncé lundi qu’il publierait prochainement son propre bulletin établi après des examens réalisés la semaine dernière. Il faut dire que le précédent avait réalisé "en cinq minutes", dixit son médecin. L'équipe de la démocrate a également annoncé que de nouveaux documents médicaux seraient rendus publics cette semaine, prouvant qu’elle ne souffre d'aucun autre problème médical que la pneumonie.



Un personnage : James Woolsey 

Directeur de la CIA pendant deux ans durant la présidence de Bill Clinton dans les années 1990, James Woolsey va rejoindre l'équipe de campagne de Donald Trump. Son rôle : conseiller à la sécurité nationale du candidat républicain. Il s’était illustré en soutenant l'intervention militaire américaine en Irak en 2003, contribuant à propager l'affirmation selon laquelle Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive.


La photo du jour : Donald Trump inaugure son nouvel hôtel de luxe… à deux pas de la Maison Blanche

Tout un symbole. Le candidat républicain a inauguré lundi le Trump International Hotel, un bâtiment de 93 mètres de haut situé sur Pennsylvania Avenue à Washington, entre… le Capitole et la Maison Blanche.


Une vidéo : "Déplorable"

Souvenez-vous : durant un meeting vendredi soir à New York, Hillary Clinton s’en est pris aux électeurs de Donald Trump : « Pour généraliser, en gros, vous pouvez placer la moitié des partisans de Trump dans ce que j’appelle le panier des pitoyables. (…) Les racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes. A vous de choisir". Depuis, la candidate s’est excusée. Mais la pilule passe mal dans le camp républicain, si on en croit cette nouvelle vidéo...


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