Donald Trump nomme plusieurs lobbyistes, après avoir promis un gouvernement sans lobby

ETATS-UNIS - Dans son équipe de travail, Donald Trump met le secteur privé à l'honneur. Elle comptera un ancien membre du lobby ferroviaire au ministère des Transports, ou encore un lobbyiste pro-sodas au ministère de l'Agriculture. Un premier manquement à ses engagements.

A peine élu à la présidence des Etats-Unis, Donald Trump manque déjà à l’une de ses promesses de campagne "sur les élites". Alors que le magnat de l’immobilier, qui investira la Maison Blanche le 20 janvier prochain, forme déjà son équipe de transition, plusieurs noms ont interpellé le New York Times


Car s’il avait assuré qu’il ne s’entourerait d’aucun lobbyiste, c’est bien Michael Catanzaro, qui a travaillé pour l'industrie pétrolière, qui est en charge de "l’Indépendance énergétique". Qu’importe les conflits d’intérêt, le nouveau président américain nommera bien des défenseurs des énergies fossiles, de l’industrie pétrolière et des centrales à charbon à des postes clés de l’Energie. 

Trump compose son équipe de transition avec ceux-là mêmes qu'il a critiqués pour avoir trop d'influence à WashingtonLe New York Times

De même que Michael Torrey, consultant pour l'American Beverage Association, le lobby des sodas, qui s'est vu confier le ministère de l’Agriculture. Tandis que Jeffrey Eisenach, lobbyiste dans les télécommunications, est en charge de nommer les nouveaux membres de la commission fédérale de ce secteur (FCC). Au ministère des Transports, un ancien du lobby ferroviaire. Au Trésor, David Malpass, ancien économiste de Bear Stearns, la banque d’affaires qui s’est effondrée lors de la crise des subprimes en 2008


Au total, Donald Trump a nommé une petite dizaine de lobbyistes pour l’aider à composer les différents cabinets et à nommer les quelques 4000 personnes qui auront des postes clés pendant son mandat. "Donald Trump, qui a fait campagne contre le pouvoir corrompu et clientéliste, compose son équipe de transition avec ceux-là mêmes qu'il a critiqués pour avoir trop d'influence à Washington : des consultants d'entreprise et des lobbyistes", note le New York Times. A cela s'ajoutent les trois enfants de Donald Trump, qu'il souhaite placer à la tête de son empire, ainsi qu'au sein de son équipe de transition. Là encore, au diable les conflits d'intérêts !

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