Etats-Unis : malgré les sondages, le prof qui a vu juste depuis 30 ans prédit la victoire de Trump

Etats-Unis : malgré les sondages, le prof qui a vu juste depuis 30 ans prédit la victoire de Trump
ÉLECTION AMÉRICAINE 2016
CONTRE-COURANT – Depuis 1984, Allan Lichtman, professeur d’histoire à l’American University de Washington, a toujours su donner à l’avance le nom du futur vainqueur de l’élection présidentielle américaine. Contre toute attente, il prédit cette fois la victoire de Donald Trump. On vous explique sur quels critères il se base.

En huit élections, il a vu juste à huit reprises. Allan Lichtman, professeur d’histoire à l’American University de Washington, a toujours su prédire le nom du vainqueur depuis 1984. Pour ce faire, il s’est basé sur une méthode mise au point après analyse des résultats des scrutins présidentiels américains entre 1860 et 1980. 


Et cette fois, à contre-courant de tous les sondages et de l’avis des commentateurs de la vie politique, il prévoit une victoire de... Donald Trump face à Hillary Clinton. S’il précise dans une interview publiée ce week-end par le Washington Post ne pas être un "médium" lisant l’avenir "dans une boule de cristal", Allan Lichtman estime que plusieurs facteurs jouent en défaveur de la candidate démocrate. 

13 critères considérés comme déterminants

Sa méthode consiste à déterminer, pour le candidat du parti au pouvoir - Hillary Clinton donc -, si  une liste de treize affirmations (à retrouver ici, en anglais) sont vraies ou fausses. Ces critères vont de la politique internationale à l’économie, en passant par le charisme des candidats ou les résultats obtenus par les partis aux précédentes élections. 


"Une réponse favorable à chacune de ces questions vrai/faux favorise toujours la réélection du parti en place", explique Allan Lichtman. "Mais si six ou plus de ces treize critères sont faux, le candidat du parti qui tient la Maison-Blanche est alors le perdant."


Interrogé quant à l’impact des scandales sexuels à répétition auxquels Donald Trump est confronté, l'historien assure que les polémiques n’ont, toujours selon sa méthode, de conséquences que si elles concernent le candidat du pouvoir en place. "C’est sans précédent, mais cela n’a pas changé la réponse à un seul des critères", souligne-t-il. 

Gary Johnson, le troisième homme de qui dépendra le résultat

Jusqu’au mois de septembre, le professeur comptabilisait seulement cinq critères en défaveur d’Hillary Clinton. Ce qui laissait alors présager une victoire de la démocrate. Mais, selon Allan Lichtman, un facteur est venu bouleverser le jeu de l’élection : celui de la présence du "troisième homme", le candidat libertarien Gary Johnson.


D’après les derniers sondages, l’homme qui avait provoqué un buzz planétaire en raison de sa méconnaissance affichée de la géopolitique internationale – le désormais célèbre "C’est quoi Alep" – oscille en effet entre 5% et 10% d’intentions de vote. Or, selon la méthode Lichtman, l’existence d’un troisième candidat est le sixième des treize critères allant à l’encontre d’Hillary Clinton.

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Une élection singulière et potentiellement imprévisible

Allan Lichtman nuance toutefois quelque peu sa méthode en insistant sur la singularité de cette élection et sur l’imprévisibilité de Donald Trump. "Je pense que cette élection peut briser les limites normales de la politique américaine et de tout remettre à plat. (…) Il peut arriver un moment où le changement est si cataclysmique qu'il modifie les principes de base de notre façon de faire de la politique. Cette élection en a le potentiel. Nous ne savons pas encore lequel, mais elle en a le potentiel."

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