Explosions à New York : à qui profite le crime ?

DirectLCI
GUERRE OUVERTE - Après la vague d'attentats qui a touché New York et fait 29 blessés dimanche, les deux principaux candidats à la présidentielle américaine se sont livrés à une véritable passe d'arme sur la question. Campagne oblige.


"Celui ou celle qui ne peut pas nommer notre ennemi n'est pas fait pour gouverner ce pays", a affirmé Donald Trump. Sa cible ? Hillary Clinton, bien entendu. Alors que les Etats-Unis sont sous le choc après la vague d’attentats qui a frappé New York,  la campagne présidentielle reprend déjà ses droits. Tandis que la piste islamiste se précise et qu’un suspect a été arrêté, les deux candidats à la Maison Blanche se sont livrés à une passe d’arme dans les règles de l’art sur la question. 


A la faveur d’un meeting en Floride, Donald Trump enfonce le clou devant des milliers de partisans, tout acquis à sa cause  : "Des attaques terroristes islamiques ont eu lieu dans le Minnesota, à New York et dans le New Jersey. Ces attaques ont été rendues possibles à cause de l'ouverture extrême de notre système d'immigration, qui ne permet pas de contrôler suffisamment les individus qui entrent dans notre pays".


Invité sur le plateau de LCI, Marie-Cécile Naves, chercheuse associée à l’Iris et spécialiste des Etats-Unis, décrypte : "Ce que veut faire Trump, c'est de dire que Clinton est dans la continuité d'Obama, qui ne veut pas parler de terrorisme islamiste (...) pour éviter de stigmatiser l'islam, de faire trop d'amalgames. Trump essaye de faire passer le message que Clinton ne sera que la continuité d'Obama et qu'avec elle il y aura d'autres attentats".  

Une attaque frontale qui n’a pas tardé à faire réagir la candidate démocrate.  "Souvenez-vous que des millions et des millions d'Américains sont des citoyens naturalisés venus du monde entier, a tenu à temporiser Hillary Clinton. Il y a des millions d’Américains musulmans pacifiques et qui n’ont aucun problème avec la loi ".  


Mais, signe que la campagne s'intensifie toujours un peu plus alors que l'échéance de novembre arrive à grand pas, l'ancienne Première dame a frappé fort en attaquant, à son tour, son adversaire : "Nous savons que les commentaires de Donald Trump ont été utilisés pour le recrutement de terroristes. Nous avons tous entendus l'ancien directeur de la CIA qui a été très clair : Donald Trump est utilisé comme un agent de recrutement pour les terroristes".


Dans le même temps, les 29 blessés, eux, sont sortis de l'hôpital. 


En vidéo

Trump et Clinton s'affrontent après les explosions de New York

Lire aussi

Plus d'articles

Lire et commenter