Famille, casseroles, promesses... : cinq choses à savoir sur Donald Trump, 45e président des Etats-Unis

PORTRAIT - Vainqueur de la présidentielle du 8 novembre dernier, Donald Trump a pris ses fonctions de 45e président des États-Unis ce vendredi. A 70 ans, le milliardaire s'installe donc à la Maison Blanche, couronnement d'une vie menée tambour battant.

Des origines huppées

Donald Trump naît en 1946 dans le Queens, à New York, quatrième de cinq enfants. Fils d'immigrés allemands, son père Fred est un riche promoteur immobilier. Sa mère Mary vient d'Ecosse. Agité et indiscipliné, le jeune Donald est envoyé dans un internat militaire avant d'intégrer une école de commerce à l'université de Pennsylvanie en 1968. Il travaille ensuite pour son père. "Rien n'a été facile pour moi. J'ai commencé à Brooklyn, mon père m'a fait un petit prêt d'un million de dollars", a-t-il dit lors d'une émission sur NBC en octobre. "Je me suis lancé à Manhattan, et j'ai dû le rembourser avec intérêts". Il s'est marié trois fois : deux mannequins, une actrice. Il a cinq enfants, huit petits-enfants.

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Un parcours sous le signe du père

En 1971, Donald Trump prend le contrôle de l'entreprise paternelle. Si son père construisait des logements pour la classe moyenne, il préfère le luxe. En 1983, la construction de la fameuse Trump Tower sur la Cinquième avenue de Manhattan est terminée, symbole de l'opulente extravagance des années 1980. Trump s'empare des immeubles les plus tape-à-l'oeil du pays, surfant sur la vague libérale des années Reagan. En 1987, il prononce un discours au Rotary Club de Portsmouth, dans le New Hampshire, dans lequel il se demande pourquoi les Etats-Unis protègent militairement leurs riches alliés comme le Japon et l'Arabie saoudite.  C'est le début du flirt de Trump avec la politique. Ce fan de catch était aussi jusqu'en 2015 co-propriétaire des concours Miss Univers et Miss America. Il a aussi animé de 2004 à 2015 l'émission "The Apprentice".

Des promesses de campagne tonitruantes

Plus tonitruantes les unes que les autres, les promesses du candidat Trump ont alimenté la polémique au fil de ses 511 jours de campagne. La lutte contre le terrorisme ? Il faut autoriser la torture. En décembre 2015, après l’attaque terroriste de San Bernardino (Californie), il a envisagé une interdiction totale de l’entrée aux Etats-Unis pour les musulmans… avant de reculer face à l’impossibilité constitutionnelle d’appliquer une telle mesure. L’immigration ? Il faut l’empêcher, avec un mur de 1.600km de long à la frontière mexicaine. Et expulser 11 millions d’immigrants sans papiers. Concernant la santé, la loi "Obamacare" pourrait être abrogée. Sa position sur l'avortement, quant à elle, s’est alignée sur les positions du Parti républicain : il a affirmé que l’embryon disposait d'"un droit fondamental à la vie" qui ne pouvait "être enfreint". Sans surprise, les armes sont de leur côté un "droit inaliénable". Enfin, sur la question du salaire minimum fédéral, Donald Trump estimait fin 2015 qu’il était "trop élevé", mais s’est dit récemment favorable à le relever à 10 dollars contre 7,25 actuellement.

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Des casseroles à la pelle

Trump a dans sa carrière intenté ou été la cible de dizaines de procès civils liés à ses affaires.  Début octobre 2016, en pleine campagne, le New York Times révélait que le candidat républicain milliardaire, qui a toujours refusé de rendre publiques ses déclarations d'impôts, aurait déclaré près d'un milliard de dollars de pertes en 1995. Cela lui aurait permis légalement d'échapper à l'impôt sur le revenu pendant près de 20 ans. Quelques semaines plus tard, le quotidien, après avoir épluché les documents légaux publiés lors de la mise en faillite des casinos Trump, affirmait que le milliardaire avait utilisé des méthodes "douteuses" pendant les années 1990 pour diminuer son ardoise fiscale. 


Le 7 octobre, une vidéo de 2005 est publiée par le Washington Post. Donald Trump y tient des propos dégradants envers les femmes, au point que des ténors du parti républicain lui retirent leur soutien. Parlant à un animateur après une émission, Donald Trump dit : "Quand tu es une star, elles te laissent faire. Tu peux tout faire. Les choper par la chatte". Il s'y vante aussi d'embrasser et de toucher les femmes à sa guise. Une douzaine de femmes l'ont ensuite  accusé de gestes constitutifs d'agressions sexuelles. 


Début janvier, plusieurs médias ont affirmé que Moscou détiendrait sur lui des informations compromettantes, notamment une sex-tape. Des informations qu'il dément avec vigueur, tout comme le Kremlin.

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Et la France dans tout ça ?

Durant sa campagne, Donald Trump s'est laissé aller à quelques commentaires sur l'Hexagone. En juillet, il avait ainsi évoqué l'attentat de Saint Etienne de Rouvray, citant un "ami" qui devait se rendre en France. "Je l'ai vu hier. Je lui ai demandé : “Tu as aimé la France?” Il m'a dit : “Je n'irai pas en France. Je n'irai pas en France”, avait-il rapporté. "Ils ne vont pas m'aimer pour dire ça, mais regardez ce qui s'est passé à Nice. Vous avez vu ce qui s'est passé hier avec le prêtre? (...) La France n'est plus la France", avait insisté le milliardaire républicain. Interrogé en novembre 2015, Donald Trump avait aussi jugé que François Hollande était contre l'entrepreneuriat. Avant d'ajouter : "Nous allons parler. Nous allons nous amuser. Tout va bien se passer".

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