A Marseille, Charlotte Ode, 102 printemps, est candidate pour le FN

A Marseille, Charlotte Ode, 102 printemps, est candidate pour le FN

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MUNICIPALES - La doyenne des candidates aux élections municipales est une Marseillaise de bientôt 103 ans, se présentant sur une liste Front national conduite par son petit-fils, seul élu FN à la ville de Marseille.

Elle se lance "pour faire plaisir" à son petit-fils. Charlotte Ode, 102 ans, est officiellement la doyenne des candidats aux élections municipales selon les données fournies par le ministère de l’Intérieur. Cette ancienne institutrice et agente principale des impôts, qui vit seule dans son appartement du quartier du Pharo, près du Vieux-Port, se présente sur la liste du FN de son petit-fils, Bernard Marandat , seul conseiller municipal FN à la mairie centrale, dans le 8ème secteur (15ème et 16ème arrondissements, quartiers Nord).

"Je ne considère pas le fait d'être la doyenne comme une grande faveur. Je n'ai rien fait pour: c'est arrivé comme ça, cela s'est fait au fur et à mesure", commente la centenaire séduite par Marine Le Pen. "Je la trouve très bien, elle a de la classe, elle est intelligente, elle est à la tête d'un parti qui prend de l'importance, qui est honnête alors que les autres font beaucoup de cachotteries", juge-t-elle.

Elle a "toute sa jugeote"

Jamais avare de candidats qui sortent du lot , le Front national par la voie de Bernard-Marandat, assure qu’elle n’a pas été difficile à convaincre. "Je suis son petit-fils préféré, et lorsque je lui ai dit que je me présentais aux élections, elle m'a demandé comment elle pouvait m'aider. Je lui ai proposé de figurer sur ma liste, elle a dit banco ! C'est un geste de sympathie pour moi. Elle n'est pas adhérente au Front national, pas militante, elle a même mis longtemps à adhérer aux idées du Front national, mais elle les partage bien aujourd'hui", confirme-t-il, précisant que sa grand-mère avait "toute sa jugeote".

Pas encartée, Charlotte Ode, maîtrise en revanche le discours du Front national. "Je considère que la France et Marseille n'ont pas vocation à accueillir toute la misère du monde, sinon nous allons couler. Nous ne pouvons plus laisser entrer tous les étrangers qui viennent. Ceux qui travaillent et habitent ici font en revanche partie de la ville", a dit encore cette dame se présentant comme "une vraie Française" dont le père était receveur des postes, et membre du comité du Vieux-Marseille sur la mise en valeur du patrimoine de la ville.
 

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