A Nantes, les intermittents vont squatter la soirée électorale

A Nantes, les intermittents vont squatter la soirée électorale

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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MUNICIPALES – Une cinquantaine d’intermittents du spectacle ont prévu de s’inviter ce dimanche soir à l’hôtel de ville, à l’occasion du second tour des élections municipales, pour dénoncer les nouvelles règles de l’assurance chômage

Il va peut-être falloir prévoir un petit peu plus de petits fours que d’habitude, ce soir, à la mairie de Nantes : le collectif Culture en marche appelle en effet les "précaires de l’art" et tous les autres intermittents du spectacle à venir à l’hôtel de ville pour dénoncer les nouvelles règles de l’assurance chômage , à l’occasion du second tour des élections municipales. "Invitons-nous pour rappeler leurs engagements aux néo-élus, écrit-il sur sa page Facebook . Nous répéterons haut et fort notre colère face à des négociations qui n’ont été qu’un simulacre de démocratie, et demandons solennellement la non-ratification de l’accord Unedic."

Ils s'étaient déjà invités à la permanence de Johanna Rolland

Cette action n’est pas la première du mouvement, qui s’est déjà invité mardi à la permanence de campagne de Johanna Rolland . Depuis, il s’est rendu jeudi à la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) des Pays de la Loire, et vendredi à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), tour Bretagne. Ce soir, "entre 40 et 100" de ses militants pourraient ainsi venir à l'Hôtel de ville.

Le collectif Culture en marche se défend toutefois de toute approche partisane. "Certains d’entre nous seront très contents des résultats et seraient spontanément venus à l’hôtel de ville, d’autres le seront moins", explique Marthe Gauducheau, l’une de ses membres. Mais tous ressentent le besoin de se faire entendre, selon elle. "Les intermittents sont déjà précaires, cet accord va avoir des effets terribles sur nos vies", poursuit-elle. "Enormément de gens étaient déjà sur la corde raide depuis quinze ans : une pichenette de plus va suffir à en faire tomber des milliers."

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