A Nice, la victoire écrasante de Christian Estrosi, le FN devant la gauche

A Nice, la victoire écrasante de Christian Estrosi, le FN devant la gauche

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MUNICIPALE – Christian Estrosi est réélu avec 51 colistiers. Sept élus du FN-RBM entrent au conseil municipal. Ils sont plus nombreux que les élus de gauche.

"J’étais maire à 300 % pendant six ans, je serai à 600 % !" Avec 48,62 % des voix, ce qui se traduit par 52 élus, la liste conduite par le maire UMP sortant Christian Estrosi a survolé le second tour de l’élection municipale à Nice. "Le vent a été dans les voiles, les Niçoises et les Niçois ont choisi d’amplifier résultat du premier tour (45 %) pour nous accorder une immense victoire. Jamais depuis 31 ans un maire n’a été élu à Nice, même en triangulaire, avec un tel score et autant de voix" a lancé Christian Estrosi devant ses militants surchauffés, rassemblés au Palace.

L’autre vainqueur de cette élection est le FN-RBM, qui obtient 21,11 % et 7 conseillers municipaux. Marie-Christine Arnautu, qui a reçu "des SMS de félicitations de Marine et Jean-Marie Le Pen", affirme que sa progression à l’entre-deux tour prouve que "les électeurs ne se sont pas laissés influencer par les manœuvres politiciennes". Sa liste est celle qui a attiré le plus d’électeurs entre les deux tours, avec 5800 voix supplémentaires.

Plus de FN que de PS

Le groupe frontiste sera alors plus nombreux que celui formé par la liste de gauche de Patrick Allemand. Avec 17,85 %, le leader socialiste n'obtient que 6 élus, c’est-à-dire 5 de moins que lors du précédent mandat. "C’est un coup dur pour tous les Républicains" affirme Patrick Allemand. Une contre-performance qui s’explique par la division de la gauche, et se traduit par la disparition des élus communistes du conseil municipal. La liste de Patrick Allemand n’a gagné que 2500 électeurs par rapport au premier tour, quand Robert Injey en cumulait plus de 6000.

La liste d’Olivier Bettati (DVD), enfin, se classe 4ème avec 12,43 %. Le dissident de l’UMP obtient 4 élus avec Michèle Muller-Bolla, Benoit Kandel et Andrée Alziari-Nègre. Ça ne passe pas en revanche pour l’ex-socialiste Marc Concas, en 5ème position sur la liste.

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