A Strasbourg, l'UDI François Loos fait cavalier seul

A Strasbourg, l'UDI François Loos fait cavalier seul

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POLITIQUES - A Strasbourg, l'ancien ministre de l'Industrie des gouvernements Raffarin et Villepin se présente malgré la candidature UMP de Fabienne Keller.

Lassé des sondages qui le donnent invariablement à 9 %, donc dans l’impossibilité de se maintenir au second tour, François Loos, candidat UDI parti en solo, a financé sa propre étude d’opinions. 76 % des Strasbourgeois interrogés ont indiqué vouloir du changement en matière d’emploi, d’urbanisme, d’espace verts et de défense de l’Europe à Strasbourg.. "Ils doivent comprendre que le changement c’est moi", annonce-t-il en guise de démonstration.

L’ancien ministre de l’Industrie des gouvernements Raffarin et Villepin de 2002 à 2007 tente, contre vents et marées, de justifier politiquement sa candidature face à Fabienne Keller, candidate UMP, créditée de meilleurs sondages. "Deux listes cela crée une dynamique", répond-il invariablement. Mais l’entêtement fait désordre, même si François Loos se garde bien d’attaques frontales contre celle qu’il pourrait, le cas échéant, rejoindre après le premier tour.

Pas une bataille d'ego

Car il semble bien qu’il souhaite aller au bout de cette échéance.  Il a proposé, comme une provocation, à la candidate UMP une deuxième place sur sa liste. Elle a décliné et lui a renvoyé la politesse. Tous deux ne se voient qu’en tête de liste. Polytechniciens et issus de la galaxie centriste, Fabienne Keller et François Loos se connaissent bien. Ils se sont affrontés en 2000 lors d’une primaire en interne au temps de l’UDF. La première l’avait l‘avait emporté dans un mouchoir de poche pour ensuite être élue maire de Strasbourg l’année suivante. Mais cette fois l’entourage de François Loos assure ne pas croire au retour gagnant de Fabienne Keller, à qui ils imputent la défaite de 2008.

Reste que le candidat UDI, conseiller régional en fonction, ne veut pas réduire sa candidature à une simple bataille d’ego. Pour lui donner du sens et du fond, il a publié une déclaration de candidature en 42 pages baptisée "Strasbourg dans le bon sens". Roland Ries, maire socialiste sortant, est la principale cible de son programme en forme de réquisitoire . Il lui impute le déclin de Strasbourg et lui reproche un attentisme coupable. Rien ne le démarque, ni dans l’analyse, ni dans les propositions de Fabienne Keller. "Si elle arrive à gagner, on arrivera bien à gérer ensemble", consent-il sans enthousiasme.

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