Marine Le Pen convoquée par la police dans l'affaire des assistants parlementaires : "Il faut une trêve judiciaire pendant la campagne", dit son avocat sur LCI

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ENQUETE - Marine Le Pen a refusé de se rendre mercredi 22 février à une convocation de la police dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. Son avocat a affirmé sur LCI qu'elle le ferait après les élections.

La présidente du Front national était convoquée mercredi 22 février pour être entendue par les enquêteurs dans l'affaire des assistants d'eurodéputés de son mouvement mais elle a refusé de s'y rendre. "Comme pendant les régionales, je ne répondrai pas pendant la campagne électorale. Cette période ne permettant ni la neutralité ni la sérénité nécessaire au fonctionnement correct de la justice", a-t-elle affirmé à l'AFP.

Son avocat, Me Rodolphe Bosselut,  s'est quant à lui expliqué sur LCI : "Marine Le Pen considère que cette convocation, dans des formes extrêmement précipitées, n’est pas conforme à un principe essentiel, qui veut que, pendant un rendez-vous électoral important, il y ait une trêve judiciaire. Il faut que ces auditions aient lieu après les élections".

"Je rappelle que la convocation est intervenue le mardi 21 février, dans la journée, par un envoi de mails, dont Madame Le Pen ne prendra connaissance que le soir de son retour du Liban, dont le voyage était de notoriété publique, pour être convoquée le lendemain mercredi 22 février à 14h", a-t-il poursuivi sur notre chaîne. "Ce sont, quand même, des manières judiciaires un peu brutales et je pense que la sérénité de la justice s’impose. L'’investigation doit se faire dans un climat apaisé, sans récupération politique, et sans interférer dans le processus démocratique". 

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Convoquée le même jour que sa cheffe de cabinet

Comme l'a révélé Le Monde,  Marine Le Pen était convoquée pour être entendue en audition libre à l'Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff) à Nanterre, le même jour que sa cheffe de cabinet Catherine Griset, qui a elle été placée en garde à vue avant d'être mise en examen pour recel d'abus de confiance. Le garde du corps de Marine Le Pen, Thierry Légier, a aussi été placé en garde à vue mercredi mais il est ressorti sans mise en examen.

Dans cette affaire, les juges d'instruction, saisis depuis décembre après une enquête du parquet de Paris, cherchent à déterminer si le Front national a mis en place un système pour que le Parlement européen prenne en charge, via des contrats d'assistants parlementaires, des salaires de cadres ou d'employés du parti en France.

Les cas des deux assistants frontistes, salariés en 2011 pour Thierry Légier, et de 2010 à 2016 pour Catherine Griset, ne sont pas les seuls visés par les juges d'instruction. Mais le Parlement européen les considère suffisamment établis pour avoir réclamé à Marine Le Pen un total de 339.946 euros de salaires qu'il considère indûment versés.

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