Affaire Fillon : Mélenchon dénonce "la mentalité particulière d'une caste"

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PRÉSIDENTIELLE - Invité du 20H de TF1 vendredi soir, Jean-Luc Mélenchon a exposé l’une de ses mesures phares, à savoir la création d’une assemblée constituante pour changer "la règle du jeu politique de fond en comble". Il a au passage dénoncé "la mentalité particulière d'une caste", à laquelle il associe François Fillon.

Ce week-end, Jean-Luc Mélenchon deviendra le premier homme politique au monde à faire un double meeting simultané (à Paris et à Lyon) en ayant recours à un hologramme. Mais avant cela, il est venu vendredi soir sur le plateau du 20H de TF1 pour exposer la mesure de son projet, la création d’une assemblée constituante dans le but de reformater nos institutions. 


"Les gens sont excédés, aucune règle n'est respectée, aucun programme ne semble respectable. Moi je propose une solution, on remet tout à plat et c'est les gens eux-mêmes qui décident", a lancé le candidat de la France insoumise. 


Afin de "changer la règle du jeu politique de fond", il souhaite que cette assemblée soit "composée de gens qui n'ont jamais été élus auparavant". A ses yeux, la gravité de la situation exige des solutions radicales. "Un grand pays comme le notre ne peut pas continuer à vivre comme ça, en tournant dans l'aigreur, l'amertume et aussi une telle dose de pauvreté", estime l’eurodéputé.

"Si on laisse les choses en l'état, ça va mal tourner"

Interrogé sur l’affaire Fillon, il a dénoncé "la mentalité particulière d'une caste". Selon Jean-Luc Mélenchon, l’ancien Premier ministre est à l’image de "ce petit monde qui circule des affaires aux hautes fonctions publiques ou de l'Assemblée vers l'argent". Il a ainsi renouvelé son souhait de faire "dégager" la classe dirigeante et a laissé ce message en signe d’avertissement : "Si on laisse les choses en l'état, ça va mal tourner". 


Jean-Luc Mélenchon a enfin évoqué la situation de la gauche, excluant au passage Emmanuel Macron de cette famille politique. "L’étiquette même de gauche et devenue tellement confuse que l'on classe monsieur Macron à gauche, mais il ne l'est pas", a déclaré l’ancien sénateur PS. 


Hostile à un rapprochement avec son ancien parti, il ne ferme toutefois pas la porte à un accord avec Benoît Hamon, à condition qu’il n’y ait ni "ambiguïté",  ni "carabistouilles". En clair, il pourrait s’allier avec le vainqueur de la primaire de la gauche si ce dernier écarte de leur éventuelle majorité commune tous ceux qui ont participé au quinquennat Hollande, citant par exemple Manuel Valls  et Myriam El Khomri. "Je dis à Benoît Hamon, qui en a l'énergie et la force, qu'il faut faire le ménage", a conclu Jean-Luc Mélenchon. 

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