Affaire Penelope Fillon : galvanisé, le candidat LR sonne la riposte

TOUJOURS DEBOUT - Alors que la justice a ouvert une enquête pour emplois présumés fictifs et abus de biens sociaux, François Fillon s’est défendu avec force ce jeudi depuis Charleville-Mézières. Le candidat de la droite a "dénoncé des attaques qui sortent pas de nulle part". Il a également invité son camp à "l'aider à résister".

Courage et de résistance. François Fillon, dont la candidature à l’élection présidentielle est remise en cause par des révélations du Canard Enchaîné, a tenu à montrer qu’il était toujours débout. Débout grâce notamment au soutien de son camp qu’il a tenu à remercier, ce jeudi depuis Charleville-Mézières. "Il est bon, il est réconfortant même, d’être au milieu de vous, avec mes compagnons, loin de cette agitation malsaine entretenue chaque jour par le microcosme", a lancé l’ancien Premier ministre. 


Avant d’expliquer son projet pour la France, il est revenu sur l'affaire Penelope et a pris quelques minutes pour dénoncer de nouveau "des attaques contre un candidat investi et légitimé non seulement par les siens mais par des millions de Français sont d’une violence inouïe". A ses yeux, la violence de cette affaire est "du jamais vu  sous la Cinquième et même la Quatrième république, cette dernière pourtant riche en barbouzeries politiques de toutes sortes".

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François Fillon à Charleville-Mezières : "c'est réconfortant d'être avec vous mes amis, loin de cette agitation malsaine"

Touché mais pas coulé, il a dit éprouver "une colère froide face à toute cette meute qui se complait dans cette entreprise de démolition et qui pense s’affranchir de la politique parce qu’ils s’affranchissent de toutes les règles". Comme l’ont déjà insinué ses proches, "ces attaques ne sortent pas de nulle part, elles ont été soigneusement préparées, elles ont été mijotées dans les arrière-cuisines des officines qu’on découvrira un jour", a promis François Fillon. 

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François Fillon à Charleville-Mézières : des attaques "soigneusement préparées"

Visiblement convaincu que ses révélations sont une manœuvre de la gauche, il estime qu’elles cherchent à le casser. "Et au-delà de ma seule personne, à casser la droite,  à lui voler son vote », a-t-il ajouté. Il a alors pointé du doigt  les  "importants" et les "établis" pour qui sa victoire à la primaire de la droite serait comparable à "un crime de lèse-majesté". Et ce, "quitte à casser l’alternance, quitte à casser la volonté de redresser notre pays, quitte à malmener la démocratie".

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François Fillon à Charleville-Mézières : "ce n'est pas la justice que l'on cherche, c'est à me casser, à casser la droite"

Refusant d’admettre la moindre faute, il a jugé que sa ligne de défense est caricaturée. "Je comprends que ces accusations troublent certains d’entre vous, en raison de leur martèlement, en raison de la répétition présentée habilement comme une accumulation de preuves, en raison des sommes avancées aussi. Comment cela ne serait-il pas le cas quand la voix de la défense se fait  systématiquement recouvrir par le bruit et la fureur de l’accusation ? Mais des mensonges fussent-ils répétés cent fois ne parviendront jamais à constituer une demi-vérité", a lancé François Fillon.


La meilleure défense étant l’attaque, il a de nouveau assumé "d’avoir voulu que (s)on épouse soit ma première des collaboratrices, elle qui depuis 40 ans, construit avec moi mon parcours, tous les jours" et "de (s)’appuyer sur elle, sur (s)es proches, qui savent mieux que quiconque les sacrifices et les dévouements qui ont jalonné (s)on chemin politique ». Et de conclure : "Mes amis, je vous demande de m’aider à résister", a conclu le candidat.

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François Fillon à propos de l'embauche de sa femme : "il n'y a en cela rien d'illégal"

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