Affaire Penelope Fillon : ces députés LR qui rêvent déjà d'un autre candidat pour la présidentielle

Affaire Penelope Fillon : ces députés LR qui rêvent déjà d'un autre candidat pour la présidentielle

IL VEUT UN AUTRE CANDIDAT - Le député LR Georges Fenech a appelé ce mercredi François Fillon à se retirer de la course à l'élection présidentielle, alors que le candidat de la droite est englué par les révélations sur les emplois présumés fictifs de son épouse et deux de ses enfants.

Alors que François Fillon, fragilisé par les révélations sur son épouse Penelope, demande à sa famille politique de le soutenir, le député LR Georges Fenech lance un appel à tous les élus de son parti pour "la tenue d’un conseil national extraordinaire" afin de "réfléchir à l'avenir immédiat et savoir qui va porter le projet" des Républicains.

Interrogé par LCI dans les couloirs de l'Assemblée nationale, ce parlementaire du Rhône juge la situation très grave. "Nous ne pouvons pas continuer en dessous de la ligne de flottaison, nous sommes en train de tous couler comme l'orchestre du Titanic". Pour lui, "François Fillon ne peut nous demander d'attendre l'issue de l'affaire judiciaire".

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L'affaire Penelope Fillon

Nous sommes en train de tous couler comme l'orchestre du Titanic- Georges Fenech, député LR du Rhône

La meilleure solution pour Georges Fenech serait que l’ancien Premier ministre abandonne de lui-même la course à l’Élysée. D’ailleurs, "cet évènement impondérable remet en cause la légitimité de notre candidat", désigné en novembre dernier après avoir remporté la primaire de la droite et du centre. "Cette décision (de renoncer, ndlr) lui appartient, il a le sens de l'Etat. Je pense qu'il fera passer l'intérêt supérieur de la Nation avant ses intérêts purement personnels", veut croire le député LR.

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Cet appel qu’il est pour instant le seul à formuler publiquement est "l'expression de beaucoup d'entre nous", précise pourtant Georges Fenech. Il est vrai que plusieurs élus LR évoquent en privé depuis quelques jours une candidature alternative à celle de François Fillon. "Je crois qu'on ne peut pas continuer à quelles semaines de l'élection présidentielle de laisser sombrer un navire alors que les Français attendent un vrai changement dans le pays", conclut ce parlementaire. 

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Un autre député veut aussi ouvrir le débat au sein de son parti sur l'hypothèse d'un candidat alternatif. Selon Philippe Gosselin, interrogé par LCI, cette affaire provoque "une telle tourmente" qu’il faut désormais "écarter aucune hypothèse". 

"Même si je sais sa réticence, j'invite Alain Juppé à reconsidérer la réponse négative qu'il avait faite la semaine dernière car le contexte me parait diffèrent", explique ce parlementaire, qui estime que le maire de Bordeaux est le plus légitime à remplacer François Fillon s'il devait renoncer. "Je me dis pas qu'Alain Juppé doit sortir du bois et se présenter, je dis qu’Alain Juppé doit se poser la question au cas où... la question se poserait", ajoute-t-il.

A noter que selon le juppéiste Stephane Jacquot, le finaliste de la primaire de la droite "n'exclurait plus" d'être candidat en cas de renoncement de François Fillon.

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Affaire Penelope Fillon : un député LR demande à Alain Juppé de se tenir prêt

De son côté, François Fillon a réaffirmé ce mercredi qu'il serait bel et bien candidat à cette élection présidentielle. "Je ne vais pas vous dire que je passe un moment agréable mais j'ai choisi d'être candidat à la présidentielle. Quand on choisit d'être candidat à la présidentielle, on ne vient pas se plaindre de la violence des attaques, on les accepte comme malheureusement des scories de notre système démocratique, et il y a une chose que je peux vous dire, c'est que je vais les affronter jusqu'au bout", a déclaré le vainqueur de la primaire de la droite fin novembre, lors d'une visite à Paris au Salon des entrepreneurs.

 "Je serai candidat à cette présidentielle car je porte un message politique qui, à mon sens, est le seul qui peut permettre le redressement national", a-t-il ajouté. "On ne peut laisser dans une Ve République une prise en otage d'un candidat dans ces conditions-là" a-t-il martelé.

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