Agression de NKM : "Mon client nie toute insulte et toute violence physique"

DÉFENSE - L'avocat de l'homme soupçonné d'avoir agressé Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris a esquissé auprès de LCI les premiers éléments de sa ligne de défense. Il récuse notamment toute "violence physique" et "toute insulte", assurant que son client aurait prononcé l'expression "bobo de droite" et non "bobo de merde".

Il s'est rendu de lui-même à la convocation des policiers chargés de l'enquête, samedi matin. Vincent Debraize, 55 ans, maire sans étiquette de Champignolles, dans l'Eure, est soupçonné d'avoir agressé jeudi la candidate LR aux législatives Nathalie Kosciusko-Morizet, sur un marché parisien. Ce dimanche, son avocat, contacté par LCI, livre les premiers éléments de sa ligne de défense.


En attendant de pouvoir détailler davantage sa version lorsque la garde à vue de son client sera levée, maître Antoine Lachenaud l'assure déjà : Vincent Debraize nie les faits qui lui sont reprochés. "En l'état actuel des choses, il y a des éléments très troublants qui sont donnés dans la presse et qui ne correspondent pas à la perception du dossier par mon client", explique-t-il, avant de déplorer la présence "d'éléments uniquement à charge dans la totalité des articles de presse publiés aujourd'hui, faisant référence à de la violence physique et à un comportement insultant".

"Bobo de droite" ou "bobo de merde" ?

Ces éléments, précise Antoine Lachenaud, "sont niés en bloc". "Vincent Debraize ne reconnaît pas le contact physique. Par ailleurs, il a bien utilisé le terme de 'bobo', mais ne lui a pas accolé le terme 'de merde' comme il est indiqué. Il a employé l'expression 'bobo de droite', ce qui n'est pas une insulte."


"Au contraire, il y a des éléments précis qui sont imputés à d'autres protagonistes de cette affaire, sur lesquels mon client s'exprimera dès qu'il aura pu un peu retrouver ses esprits en sortant de garde à vue" poursuit-il, en évoquant notamment "la personne qui l'a poursuivi dans le métro". Sur ce point, ajoute-t-il sans toutefois pouvoir en dire davantage, "les déclarations de mon client n'ont pas été démenties".

"Agression grave"

La scène s'est déroulée jeudi 15 juin sur le marché de la place Maubert (Paris 5e). Selon une journaliste de l'AFP sur place, "un homme d'une cinquantaine d'années a pris les tracts des mains" de Nathalie Kosciusko-Morizet "pour les lui envoyer au visage, la traitant de 'bobo de merde'". A ce moment-là, précise un autre photographe de l'agence, l'élue "s'est protégée, mettant sa main devant son visage. Les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle a reçu sa propre main dans sa figure". La candidate LR a alors chuté et perdu connaissance pendant plusieurs minutes. 


Ce dimanche soir, la garde à vue de Vincent Debraize pour "des faits de violnces volontaires sur personne chargée d'une mission de service public" a été levée et il a été déféré. Xavier Autain, l'avocat de la candidate, précisait samedi auprès de l'AFP : "Il s'agit d'une agression grave sur une élue de la République et j'espère une réponse de l'institution judiciaire à la hauteur."

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