Aix-en-Provence : Maryse Joissains sur le ring

Aix-en-Provence : Maryse Joissains sur le ring

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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Municipales – A une semaine du premier tour des municipales Maryse Joissains présentait vendredi matin son programme. Attaque frontale de ses concurrents, charge contre la métropole Aix-Marseille et coups bas envers des « populations itinérantes » : la candidate UMP semble en pleine forme.

Malgré un petit rhume et son habituelle voix éraillée, Maryse Joissains semblait d’attaque lors de la présentation de son programme à la presse, vendredi matin, dans son local de campagne, situé en haut du cours Mirabeau. Elle estime être "la seule à pouvoir continuer à gérer cette ville" car dit en connaître parfaitement les rouages. "Mes concurrents aiment Aix-en-Provence, mais ils ne la connaissent pas", assure celle qui brigue son troisième mandat à la mairie après avoir perdu son poste de député en 2012.

C’est entourée de son équipe qu’elle a mené la charge contre ses principaux concurrents. François Xavier De Peretti, le candidat centriste ? "On ne bâtit pas un territoire avec des discours philosophiques." Edouard Baldo, le candidat socialiste ? "Il est à côté de la plaque. Il est intelligent, mais incapable de prendre les rênes de la ville." Bruno Genzana, de l’UDI ? "Il a un comportement échevelé, et complimente ma politique. Mais s’il fait rire les gens, il n’a aucune proposition."

"Edouard Baldo est à côté de la plaque"

Par la suite, Maryse Joissains a étrillé la métropole Aix-Marseille, dont elle ne veut pas en l’état : "La métropole doit avoir son siège à Aix, je veux que cette ville devienne la capitale de la Provence. Les impôts locaux doivent servir aux habitants qui les payent. Jean-Claude Gaudin voulait la métropole, mais qu’il ne s’imagine pas récupérer tout l’argent d’Aix."

La sécurité est une autre de ses préoccupations. "Jusqu’en 2012, on ne connaissait pas l’insécurité, assure-t-elle. Mais quand Manuel Valls a mis un policier derrière chaque Marseillais, les délinquants se sont délocalisés sur nos territoires." Une situation qui serait aggravée "par les populations itinérantes présentes à Aix". Si la candidate UMP ne produit pas de données concrètes, elle donne l’exemple "d’un jeune homme agressé par de petites gitanes". Et de conclure sur ce thème, péremptoire : "L’insécurité à Aix vient de l’extérieur, pas des gamins de nos quartiers qui travaillent pour s’en sortir." Un discours offensif qui devrait sûrement lui permettre de chaparder quelques voix au Front national.

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