Juppé "prend acte", Sarkozy y voit "le rejet de la pensée unique" : la victoire de Trump s'invite dans la primaire à droite

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D'UNE ELECTION A L'AUTRE - A onze jours du premier tour de la primaire à droite, les réactions à la victoire de Donald Trump sont particulièrement contrastées ce mercredi chez les candidats. Chacun y trouve ses propres enseignements. Résumé.

Chacun voit midi à sa porte. Les candidats à la primaire de la droite et du centre ont exprimé des positions particulièrement contrastées mercredi matin, après la victoire du républicain Donald Trump, qu'une bonne partie d'entre eux avaient conspué, à la présidentielle américaine. 

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L'ancien président, qui avait pris ses distances avec Donald Trump, le qualifiant de "consternant", avait toutefois marqué dès le printemps dernier son intérêt pour le milliardaire et sa stratégie iconoclaste. "Les gens veulent de l'épicé", avait alors interprété Nicolas Sarkozy face au phénomène d'outre-Atlantique. 


Mercredi matin, le candidat à la primaire, après avoir "salué l'engagement constant d'Hillary Clinton", a vu  dans le résultat "le rejet de la pensée unique" par la peuple américain, faisant le parallèle avec le Brexit. Cette "pensée unique" "qui ne voit pas l'exigence des peuples face à la maîtrise de l'immigration et la nécessité des mesures à prendre pour protéger les citoyens contre le terrorisme islamiste". Et de conclure que "dans un monde où il faudra négocier avec Vladimir Poutine, le président chinois et maintenant, Donald Trump, "il n'y aura pas de place pour la faiblesse et l'impuissance". "Il faut une France puissante et une Europe qui retrouve sa vision."

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Alain Juppé "prend acte"

Sur le plan diplomatique, le favori des sondages a peu ou prou la même leçon à en tirer que Nicolas Sarkozy. "Plus que jamais, les Français ont besoin d'une France forte" et "d'une Europe soudée", a expliqué l'ancien Premier ministre pour qui "le peuple américain s’est prononcé démocratiquement". 


"Prenant acte" de la "décision souveraine" des Américains, il a formé le voeu d'une "démocratie américaine apaisée" avant de s'adresser aux Français : "Je veux souligner", dit-il, "tous les risques que la démagogie et l'extrémisme font courir à la démocratie et le caractère vital des choix qu'ils ont à faire".  

François Fillon : "Donald Trump devra être jugé sur ses actes"

L'ancien Premier ministre, qui s'était montré particulièrement méfiant à l'égard du candidat républicain, a jugé que Donald Trump "devra être jugé sur ses actes", évoquant les "immenses défis" du monde. "La France devra faire entendre sa voix amicale mais indépendante", a-t-il ajouté. 

"Une victoire" pour Jean-Frédéric Poisson

Parmi les rares voix à se réjouir ouvertement à droite, figure celle du candidat chrétien-démocrate, Jean-Frédéric Poisson. Pour ce dernier, il s'agit, "après le Brexit", d'une "nouvelle victoire des électeurs contre le système". "Les électeurs sont souverains face aux choix préfabriqués qu'on leur impose",  estime également le candidat actuellement en queue de peloton dans les sondages. Et de conclure : "Je me sens très à l'aise avec cette souveraineté populaire réaffirmée. Partout dans les démocraties occidentales, les peuples contestent désormais la déconnexion de leurs élites". 

Jean-François Copé : "Cette colère existe aussi chez les Français"

Pour Jean-François Copé, cette victoire de Donald Trump peut être transposée facilement dans notre pays. "Cette colère existe aussi chez les millions de Français qui se sentent montrés du doigt", a-t-il expliqué à LCI. Et de conclure, en direction d'Alain Juppé et de Nicolas Sarkozy : "Les Français n'attendent pas l'identité heureuse ni le populisme malheureux, mais de l'efficacité". 

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Bruno Le Maire : un victoire du renouvellement

Bruno Le Maire, qui fait campagne pour sa part sur le thème du "renouveau", estime que la victoire de Donald Trump s'explique par un désir des électeurs de changer leurs dirigeants. 

Il en déduit, pointant du doigt Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, que "reprendre les mêmes pour la prochaine élection présidentielle est un risque majeur pour la droite et le centre". 

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A la mi-journée, Nathalie Kosciusko-Morizet n'avait pas encore réagi officiellement. Elle devrait le faire en fin de journée.

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