Alexis Corbière sur la réforme du travail : "Ce n'est pas correct, le gouvernement aurait dû en parler plus tôt"

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
RÉFORME - Alexis Corbière, porte-parole de La France insoumise, était l'invité de LCI mardi matin. Le lieutenant de Jean-Luc Mélenchon accuse le gouvernement d'entretenir le flou sur sa réforme du travail à quelques jours des législatives.

C'est "le" cheval de bataille de La France insoumise dans cette campagne des législatives. Alors que la ministre du Travail doit présenter, mardi après-midi, une feuille de route aux partenaires sociaux détaillant le contenu de la réforme du code du travail, le porte-parole de La France insoumise, Alexis Corbière, reproche au gouvernement d'avoir entretenu le flou sur ce texte jusqu'à cinq jours avant le premier tour des élections. 


Des informations sur le contenu de la réforme ont fuité ce week-end dans Le Parisien, mais le gouvernement a démenti qu'il s'agisse du projet de réforme qu'il prépare. Aussi, bien qu'Emmanuel Macron ait annoncé durant sa campagne les grandes lignes de cette réforme qu'il entend conduire par ordonnances, le lieutenant de Jean-Luc Mélenchon estime que l'exécutif avance masqué. 

Ce n'est pas bien, ce n'est pas correct. A quelques jours d'élections aussi importantes, il faut en parler. Le gouvernement aurait dû en parler plus tôtAlexis Corbière

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OFF - Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon ne veut pas être calife à la place du calife

Une surprise au premier tour ?

Reprenant les éléments publiés dans Le Parisien, Alexis Corbière énumère les points que son mouvement combat. "S'agit-il de baisser au niveau de l'entreprise la rémunération des heures supplémentaires, c'est-à-dire de baisser les salaires ? De mettre un plafond sur les indemnités de licenciement ? D'augmenter la CSG pour les retraités touchant plus de 1200 euros ?"


Pour le porte-parole de La France insoumise, ce projet de réforme justifie que les électeurs glissent un bulletin de vote en faveur de son mouvement au premier tour. Et malgré certains signes avant-coureurs d'un succès de la majorité présidentielle, il ne veut pas écarter une bonne surprise pour son mouvement. "Les sondages montrent qu'il peut y avoir une abstention. Le camp de ceux qui ont été battus à la présidentielle peut se démobiliser. Mais on verra au soir du 11 juin ce qu'il s'est vraiment passé."

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Jean-Luc Mélenchon, l'"insoumis"

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