Au cœur du secteur clé des municipales à Marseille

Au cœur du secteur clé des municipales à Marseille

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MUNICIPALES – Situés au centre de la ville, les 4ème et 5ème arrondissements sont présentés comme ceux qui feront l’élection municipale à Marseille les 23 et 30 mars prochains.

Difficile pour les habitants des 4ème et 5ème arrondissements de Marseille de ne pas se sentir concernés par les élections municipales. Outre la bataille des affiches sur les panneaux électoraux et parfois à même les murs, les unes des magazines sur les kiosques à journaux rappellent qu’ils vivent dans un secteur clé de la ville. Celui qui pourrait faire basculer la mairie à Gauche . Pour prendre le pouls de cette campagne, direction le bar de Richard à l’entrée du quartier des Chutes-Lavie dans le 4ème arrondissement.

"Vous êtes dans un fief de Bruno Gilles (candidat UMP, ndlr)", prévient d’emblée le patron à l’heure du déjeuner. "C’est normal, poursuit-il, il est né ici et c’est notre maire". Petit tour de table. L’impression se confirme : le candidat sortant n’aurait pas trop de souci à se faire dans ce quartier. "Gaudin, il faut le sortir", tente tout de même un client, bien vite repris par Marie-Antoinette "pas du tout d’accord". "Il nous connaît, c’est Bruno qui doit rester", affirme la quinquagénaire.

Une population comme Avignon

Pas très grand par la taille, le 3ème secteur représente tout de même un électorat important (95 000 personnes, soit une ville comme Avignon) et surtout très éclectique, mélange de nouveaux habitants et de séniors implantés depuis des générations. Autant dire que la vérité électorale diffère d’un quartier à l’autre, voire d’une rue à l’autre. A la Plaine, par exemple, le vote PS "devrait se confirmer", prédit Claude, croisé sur ce marché populaire. "Marie-Arlette Carlotti à gagner les législatives il y a deux ans, elle fera gagner les municipales", anticipe-il.

"Ça sera serré", tempère avec le sourire la candidate à la sortie d’une opération de tractage dans le quartier des Chartreux. Portée par la vague rose aux élections de 2012, le contexte a pour elle désormais changé à cause du désamour des Français pour le gouvernement. Raison pour laquelle, la candidate mise sur les enjeux locaux comme "la propreté", et la fin, selon elle, "de 20 ans d’immobilisme de Bruno Gilles". "Pas du tout", protestait la semaine dernière dans l’ Express , le principal intéressé, défendant son bilan et "la nouvelle vision de Jean-Claude Gaudin pour la ville".
 

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