Augmentation de la CSG, ISF, retraites... : ces réformes dont Bruno Le Maire ne voulait pas mais qu'il va bien être obligé de porter à Bercy

COULEUVRES – Lors de la primaire de la droite, à laquelle il était candidat, le nouveau ministre de l’Economie avait défendu un programme économique bien différent de celui d'Emmanuel Macron. De la CSG à l'ISF en passant par l'âge de départ à la retraite, focus sur leurs principales divergences.

Des concessions. Voilà ce qui attend Bruno Le Maire, fraîchement nommé ministre de l’Economie dans le gouvernement d’Edouard Philippe. Un constat qui s’explique à l’aune du programme économique qu’il avait défendu lors de la primaire de la droite et du centre organisée en novembre dernier. 


En effet, force est de constater que les mesures prônées à l’époque par Bruno Le Maire -qui avait obtenu 2,4% des voix- sont bien différentes de celles promises par Emmanuel Macron. Sur RTL ce jeudi, François Baroin a d’ailleurs qualifié sa nomination de "prise d’otages". Selon le patron des Républicains", Bruno Le Maire est devenu"acteur d’un projet qu’il avait combattu". 


C’est notamment sur le sujet des impôts que le bât blesse. Bruno Le Maire proposait de baisser la Contribution sociale généralisée (CSG) de 7,5% à 6% "pour les revenus du travail et les pensions de retraite mais également les fruits de l'épargne". Mais il devra faire contre mauvaise fortune bon cœur puisqu’Emmanuel Macron prévoit, lui, de l’augmenter de 1,7 point, soit une hausse de 21 milliards d'euros. 

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La Bio express de Bruno Le Maire, le nouveau ministre de l'Économie

Réduction des fonctionnaires : pas le même chiffre

En outre, l’ancien ministre de l’Agriculture promettait de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires et de faire des coupes de 80 à 90 milliards d'euros dans les dépenses publiques. A l’inverse, Emmanuel Macron prévoit de supprimer "seulement" 120.000 postes et d’économiser 60 milliards d’euros. 


Autre point de divergence entre les deux hommes : l’impôt sur la fortune. Alors que le nouveau président souhaite garder l’ISF - en le limitant au patrimoine immobilier -, Bruno Le Maire estimait qu’il fallait le supprimer. Enfin, Emmanuel Macron et Bruno Le Maire ont des avis divergents sur la réforme des retraites. Lors de la primaire de la droite, le député de l'Eure  misait sur un recul de l'âge légal de départ à 65 ans alors que le second a toujours déclaré : "Nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite". 

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